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Le réseau de Marguerite de Navarre ( édité par Stéphan GEONGET, Anne BOUTET, Louise DAUBIGNY, Marie-Bénédicte LE HIR)

Le réseau de Marguerite de Navarre,  édité par Stéphan GEONGET, Anne BOUTET, Louise DAUBIGNY, Marie-Bénédicte LE HIR, Genève, Droz, 2023.

Autour de Marguerite de Valois, reine de Navarre et sœur de François Ier, s’est tissé un réseau constitué d’hommes de lettres et de partisans de l’évangélisme que la reine a su protéger dans un contexte tendu de persécutions religieuses. Ce réseau lui a notamment permis de relayer son action évangélique dans différentes villes du royaume mais également au-delà de ses frontières, dans d’autres pays d’Europe. Correspondances, échanges poétiques, hommages littéraires mais aussi livres de comptes témoignent de ce réseau et permettent de mettre en évidence le rôle de protection et de mécénat joué par la reine dans la période qui suit la dissolution du cercle de Meaux. Ce réseau se définit notamment par le partage de convictions religieuses, par des influences littéraires communes, par des solidarités comme des rivalités, des alliances et des relations diplomatiques avec l’extérieur et enfin par certains liens affectifs et spirituels avec la famille royale. Ce volume qui résulte d’un colloque tenu en 2018 au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours révèle les nombreux liens qui unissent les membres du réseau de Marguerite de Navarre. Humanistes, poètes ou libertins spirituels, l’itinéraire d’un grand nombre d’entre eux est ici retracé, révélant toute la richesse mais aussi la grande complexité de ce réseau.

Support Livre broché

ISBN-13 978-2-600-06310-4

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Poétique de Madame de Sévigné. L'invention d'une langue (Nicolas Garroté)

Nicolas Garroté, Poétique de Madame de Sévigné L'invention d'une langue, Paris, PuF,

Dans la Recherche du temps perdu, Odette et Swann ne disent pas « faire l’amour » mais « faire catleya » : ils recourent à ce que Proust appelle une « langue moins générale, plus personnelle, plus secrète que la langue habituelle ». De même, dans ses lettres à sa fille, Mme de Sévigné invente une langue à part, un chiffre amoureux et secret qu’elle confectionne à partir de citations, de mots étrangers et d’expressions en tout genre.

Durant un quart de siècle (1671-1696), cette langue lui permit d’exprimer de manière spirituelle, authentique et profonde une passion hors du commun que la prose classique était inapte à dire.

Par ailleurs, tout en constituant la clef de voûte des Lettres, cette langue répondait, sans doute pour la première fois dans l’histoire, aux exigences fondamentales du genre épistolaire : celles d’être une « conversation entre absents » et un « miroir de l’âme ». Elle apparaît ainsi à la fois comme le ressort essentiel de l’œuvre et le couronnement du genre : comme le secret d’une poétique personnelle – celle de Mme de Sévigné – et la clef d’une poétique générique – celle de la lettre.

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Nombre de pages: 336

Code ISBN: 978-2-13-084689-5

Format : 13.5 x 21.5 cm

Jean Rousset. Traduire et compiler le baroque (Maxime Cartron)

Maxime Cartron, Jean Rousset. Traduire et compiler le baroque, Genève, Droz, 2023.

La récente ouverture du fonds d’archives de Jean Rousset à la Bibliothèque de Genève offre l’opportunité d’analyser sur un plan génétique l’activité de traduction de poètes allemands et italiens, « baroques » mais pas uniquement, que le critique genevois a pratiquée durant plusieurs années, avec une intensité toute particulière pendant et immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Ces documents s’avèrent inestimables pour comprendre la « préhistoire » du baroque roussetien, en ce qu’ils témoignent des préoccupations idéologiques et spirituelles qui se trouvent à son origine. De ce fait, ils permettent de jeter un nouvel éclairage sur les enjeux de l’émergence et de la mise en place progressive de la catégorie historiographique de baroque dans la pensée du futur auteur de La Littérature de l’âge baroque en France.

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ISBN-13 978-2-600-06427-9

Référence 83-3

Mise en vente 02/2023

Rire des affaires du temps (1560-1653). L'actualité au prisme du rire (dir. Flavie Kerautret)

« Rire des affaires du temps (1560-1653). L'actualité au prisme du rire »

Pratiques et formes littéraires 16-18, n°19, 2022, dir. Flavie Kerautret.

Numéro en ligne

Les différents articles de ce volume étudient comment les écritures comiques permettent de décrire et de commenter l’actualité, voire de la configurer et de la susciter en la publiant. Le rire y apparaît autant comme un instrument susceptible d’offrir un regard critique sur le présent que comme un outil capable de contribuer à hiérarchiser les données du réel et à définir ce que serait l’actuel et ce qui, en tant que tel, devrait intéresser, voire préoccuper les lecteurs.

Un second volume, « Rire des affaires du temps (1560-1653). Temporalités comiques », est à paraître dans la même revue en 2023. 

Sommaire

Flavie Kerautret, « Introduction : L’actualité au prisme du rire »

Pascal Debailly, « Indignation satirique et actualité »

Mathieu de La Gorce, « Rire en 1572 ? Les hu-guenons de Saconay »

Claudine Nédelec, « Se rire de l’actualité en temps de crise : quelques libelles de 1614-1615 »

Julien Perrier-Chartrand, « “Qui croirait que la bourgeoisie se peut jamais porter à cette frénésie ?”. Le duel et la morale aristocratique à l’épreuve du rire dans Les Vendanges de Suresnes de Pierre Du Ryer »

Nicolas Correard, « Entre distanciation philosophique et indignation pamphlétaire : le rire des morts face à l’actualité »

Myriam Tsimbidy, « Pleurer du “funeste enlèvement du roi” ou rire du “rapt à la mazarine” »

Ioana Manea, « Le Mascurat de Naudé : pédanterie burlesque pour “détromper” du mauvais burlesque ? »

Laurence Giavarini, « Le roman (comique) de la Fronde »

Virginie Cerdeira, « Chansons, dérision et affaires du temps sous la monarchie absolue : modalités et temporalités de la critique »

Nicole Jacques-Lefèvre, Démonologie littéraire et autres sorcelleries. Rationalité et imagination (1436-1862)

Nicole Jacques-Lefèvre, Démonologie littéraire et autres sorcelleries. Rationalité et imagination (1436-1862), Paris, Hermann, 2022.

Du Formicarius de Nider à La Sorcière de Michelet, des textes écrits par des juristes, philosophes, théologiens ou médecins élaborent, en relation avec les savoirs et croyances de leur époque, la définition et la représentation de la sorcellerie démoniaque. Cette figure évolue entre la fin du XVe et le XVIIe siècle, se précise tandis que se développe la répression, et participe aux débats idéologiques, à la mise en place des différents systèmes de pouvoirs, politiques, juridiques ou scientifiques. Elle reste pour les Lumières et le Romantisme un domaine d’interrogation, trouve un relai chez les aliénistes de l’école de Charcot, et continue à jouer un rôle dans notre imaginaire. De ces textes émergent la figure singulière et mythique de la sorcière, et celle d’un complot destiné à assurer le triomphe du pouvoir diabolique sur le monde. S’y développent aussi des figures multiples, fantasmagoriques – sabbats, loups-garous, feux nocturnes, etc. –, toute une dramaturgie qui pourra inspirer les metteurs en scène du théâtre ou de l’opéra. Cette étude tente d’en cerner les différentes modalités d’écriture, dans une approche qui prend en compte la pluralité de ses composantes, sans masquer les interrogations auxquelles ces textes donnent lieu.

EAN : 9791037019653

464 pages

Prix : 42 EUR

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

 

Carlo Ginzburg, Néanmoins. Machiavel, Pascal (trad. M. Rueff)

Carlo Ginzburg, Néanmoins. Machiavel, Pascal (trad. M. Rueff), Lagrasse, Verdier, 2022.

Le poids d’un mot, étudié, soupesé, traqué comme une source, en dit plus sur le destin de la politique moderne que bien des généralités censées se dégager des évolutions.

Ainsi l’historien Carlo Ginzburg aborde-t-il ici la modernité politique – le découplage supposé du politique et du théologique –, en lisant de façon rapprochée, en philologue, Machiavel et Pascal.

L’ouvrage nous livre une série d’éclairages nouveaux sur une manière de penser la règle et l’exception, à l’épreuve des faits.

Au moment où sont développées des histoires mondiales, des histoires  décentrées, qui nous permettent de penser le monde globalisé, Ginzburg insiste sur l’attention nécessaire et féconde qu’il convient d’accorder aux  singularités, à travers l’examen précis des cas et l’étude philologique des textes.

À l’heure où l’on déplore que les intellectuels n’orientent plus la vie politique (en supposant confusément qu’ils le firent par le passé), à l’heure où semble s’imposer une vision « machiavélienne » selon laquelle les plus forts dictent le  droit au nom d’un réalisme implacable, la leçon de Carlo Ginzburg est précieuse.

Penser, ce n’est pas reformuler les réponses de l’opinion, c’est changer de questionnement.

EAN : 9782378560799

288 pages

Prix : 22 EUR

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

M. Martin, G. Weiss, Le Roi-Soleil à la mer

M. Martin, G. Weiss, Le Roi-Soleil à la mer. Art maritime et galériens dans la France de Louis XIV, Aubervilliers, éditions EHESS, 2022.

Ce livre inédit en français, richement illustré, le premier consacré à l’art maritime et à l’esclavage des galères dans la France du début de l’époque moderne, montre comment les propagandistes royaux ont utilisé les images et le travail des musulmans réduits en esclavage pour glorifier Louis XIV.

L’art maritime méditerranéen et le travail forcé dont il dépendait étaient au cœur de la politique et de la propagande du roi de France Louis XIV, qui régna de 1643 jusqu’à sa mort en 1715. Pourtant, la plupart des études sur l’art français de cette période se concentrent sur Paris et Versailles, négligeant la présence ou la représentation des galériens sur les côtes du royaume.



Grâce à une abondante sélection d’images surprenantes, dont beaucoup n’ont jamais été publiées, Le Roi-Soleil à la mer met l’accent sur le rôle des esclaves turcs – des rameurs capturés ou achetés en terre d’islam – dans la construction et la décoration des navires et autres objets d’art qui circulaient sur terre et sur mer pour glorifier la Couronne.



Ainsi, en examinant un large éventail de productions artistiques – dessins de navires, sculptures d’artillerie, médailles, peintures et gravures –, Meredith Martin et Gillian Weiss nous invitent à reconsidérer l’image dominante de l’art et du pouvoir dans la France du début des Temps modernes.

EAN : 9782713229503

406 page

Prix : 30€

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M. Craciunescu, L'inverti, l'hérétique et le pauvre diable. La Renaissance revisitée à travers ses marges

M. Craciunescu, L'inverti, l'hérétique et le pauvre diable. La Renaissance revisitée à travers ses marges, Paris, Hermann, coll. "Les collections de la République des Lettres", 2022

Depuis les années 1980, le XVIe siècle occupe une place privilégiée dans les romans historiques. La plupart de ces ouvrages mettent en scène des personnages référentiels peu connus de la Renaissance, qui se caractérisent par leur marginalité. La figure de l’article «  inverti  », du lettré hérétique et du pauvre diable occupent ainsi une place privilégiée au sein de ce corpus, ce qui n’est pas sans rappeler l’intérêt accru que les seiziémistes ont eux-mêmes porté à des individus marginaux pendant la même période.

EAN : 9791037021137

312 pages

Prix : 45€

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Larry F. Norman, Sous le choc de l'antique

Larry F. Norman, Sous le choc de l'antique, Paris, Éditions Hermann, coll. "Échanges littéraires ", 2022

La dite « Querelle des Anciens et des Modernes », une des controverses les plus médiatisées de la première modernité en Europe, a souvent été caricaturée comme opposant des réactionnaires épris d’Antiquité et de courageux pourfendeurs des autorités culturelles établies. Sous le choc de l’antique renverse cette vision en montrant comment les défenseurs de la littérature grecque classique, loin de se raccrocher à une tradition désuète, célèbrent en fait dans le monde antique une radicale altérité, peu compatible avec les normes de la bienséance et la culture de cour en vigueur sous l’absolutisme français. Ce qui choque et fait scandale dans les œuvres d’une époque reculée se trouve ainsi retourné en modèle esthétique, venant à la fois nourrir les tensions et contradictions du « classicisme » et préparer la voie aux philosophies novatrices des Lumières.

Contribution majeure à l’étude des débats littéraires et culturels de la première modernité, le livre de Larry F. Norman frappera également le lecteur non spécialiste par le caractère très contemporain de ses enjeux.

EAN : 9791037021007

346 pages

Prix : 26 EUR

Date de publication : 07 Septembre 2022

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Ch. Dieuaide, La vanité et la rhétorique de la prédication au XVIIe siècle

Ch. Dieuaide, La vanité et la rhétorique de la prédication au XVIIe siècle, Paris, Editions du Cerf, coll. "Cerf Patrimoines", 2022.

Signe de la place importante occupée par la prédication dans la vie sociale et religieuse au XVIIe siècle, catholiques et protestants se pressent dans les églises et dans les temples pour écouter leurs pasteurs respectifs prêcher la vanité du monde. Il se trouve que c’est aussi au début de ce siècle qu’un genre pictural, qui ne dit pas encore son nom – la Vanité –, apparaît, associant à un réalisme saisissant un langage symbolique puissant qui ne manque pas de faire écho aux sermons des prédicateurs. L’époque est donc celle d’une pastorale de la vanité qui, loin d’être usée (le topos est ancien), ou asséchante (ne s’agit-il pas de dire le rien ?), se révèle être, bien au contraire, la force motrice d’une rhétorique renouvelée.



Agrégée de lettres modernes et docteure en littérature française, Christabelle Dieuaide, qui enseigne en Corrèze, travaille sur la prédication, notamment protestante, au XVIIe siècle.

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