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Colloque international - La Dramaturgie du visible (1500 – 1800)

Colloque international

La Dramaturgie du visible (1500 – 1800)

Scénographie, costumes et mouvement sur la scène de l’Époque moderne

Visual Dramaturgies (1500–1800)

Scenography, Costumes and Movement on Early Modern Stages

1er, 2 et 3 juillet 2024 / 1-2-3 July 2024
Paris & Versailles
Centre de musique baroque de Versailles
& Sorbonne Université (Théâtre Molière Sorbonne)

En partenariat avec / In partnership with Universität Basel / Initiative Théâtre / Association pour un centre de recherche sur les Arts du spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècles / Château de Versailles

The term “visual dramaturgies” was coined by the scholar Knut Ove Arntzen to apply to post-modern theatre. However, the concept is equally pertinent to the early modern era, from the emergence of new theatrical forms during the Renaissance to the disruptive reforms of the eighteenth century. Painted scenery not only placed the audience in an atmosphere suitable to the plot, it changed frequently before their very eyes; candlelight intensified the dramatic situation; and the costumes cleverly conveyed the protagonists’ natures. Movements and gestures also played important dramatic roles by fashioning characters and weaving relationships among them, enhancing their utterances, and colouring the mood of a scene. Far from being reduced to ornament or simple entertainment, dance could be an essential part of the narrative, helping to build dramatic tension. Consequently, both playwright and librettist sometimes specified visual elements (sets, costumes or attitudes), chosen more for their dramatic potential than for their picturesque effect, proving that these elements were considered inseparable from the writing of the work. This is what Pierre Frantz has aptly called the “dramaturgie du visible”. As these examples suggest, the visual effect in the theatre is produced by subtle interplays of materials and bodies; as a result, the study of their practices is crucial to our understanding of theatre history.

The interest of researchers in the visual – and material – aspects of early modern theatre has increased in the last decade. In addition to the rather developed histories of scenography and dance, an increasing number of publications on the topic of costume, lighting and historical acting have appeared, including more technical studies interested in their production and re-production.

This conference aims to support this trend from a transdisciplinary point of view by bringing together researchers and practitioners interested in Western performing arts (music theatre, dance, drama) of the period between the sixteenth and the eighteenth century in order to share the latest research, compare practices in various periods, countries and theatrical genres, search for convergences and perhaps even debunk some misconceptions.

More info here.

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Forgé par le chercheur Knut Ove Arntzen pour le théâtre post-moderne, le concept de « dramaturgie visuelle » se transpose utilement aux procédés visuels théâtraux de l’Époque moderne, période encadrée d’un côté, par l’émergence de nouvelles formes spectaculaires à la Renaissance, et de l’autre, par le bouleversement des réformes du XVIIIe siècle. La peinture scénographique plaçait le public dans une atmosphère adaptée à l’intrigue, se renouvelant sans cesse par des changements à vue ; l’éclairage à la bougie pouvait renforcer l’intensité dramatique d’une scène ; les costumes permettaient quant à eux de peindre finement les caractères des protagonistes. En outre, le geste et le mouvement jouaient un rôle dramatique fondamental, en caractérisant les personnages, en définissant les relations qui se tissaient entre eux, en mettant en valeur leurs paroles et en colorant l’ambiance d’une scène. Loin de se réduire à une fonction d’ornement ou de simple divertissement, la danse pouvait marquer une étape indispensable de la narration et contribuer à la construction de tensions dramatiques. Ainsi, le dramaturge et le librettiste précisaient parfois des éléments visuels (décors, costumes ou attitudes) choisis plus pour leur potentiel dramatique que pour leur effet pittoresque, preuve que ceux-ci étaient considérés comme indissociables de l’écriture d’une pièce. C’est ce que Pierre Frantz a appelé avec justesse la dramaturgie du visible. Comme le suggèrent ces exemples, l’impact visuel théâtral découle de l’interaction subtile de matériaux et de corps animés, et l’étude de leur fabrication et de leurs techniques est donc essentielle à notre compréhension du théâtre du passé.

L’intérêt des chercheur.e.s pour les aspects visuels et matériels du théâtre de l’Époque moderne s’est accru au cours de la dernière décennie. En plus de l’histoire de la scénographie et de la danse, un nombre croissant de publications touchant aux costumes, à l’éclairage et à l’interprétation historique a émergé, comprenant des études plus techniques qui s’intéressent à leur production et à leur ré-activation sur la scène d’aujourd’hui.

Ce colloque vise à aborder ces questions de façon transdisciplinaire en réunissant chercheur.e.s et praticien. ne.s intéressé.e.s par les arts du spectacle en Occident (opéra, danse, théâtre) du XVIe au XVIIIe siècle, afin de partager leurs dernières recherches, de comparer les pratiques de différentes périodes, nations et formes théâtrales, de rechercher des convergences et de démystifier certaines idées reçues sur ces aspects du théâtre.

Plus d'informations ici.

Les Stuart en France (1689-1718) et la musique : nouvelles perspectives de recherche

Les Stuart en France (1689-1718) et la musique :
nouvelles perspectives de recherche

Centre de musique baroque de Versailles
Jeudi 6 juin, de 10h à 16h30.

Programme Matin (10h-12h)
Introduction, Barbara Nestola (CESR – CMBV), Matteo Giannelli (Université de Rome Tor Vergata – CMBV)

Modératrice, Barbara Nestola (CESR – CMBV)
Intervenants :

Edward Corp: Musicians and Music at the Stuart Court in Exile
Keynote

Denis Herlin (IReMus), Matteo Giannelli (Université de Rome Tor Vergata – CMBV) : « Je copiai des airs italiens » : la main musicale, la graphie et la production de David Nairne, c’est-à-dire du copiste Z

Après-midi (14h-16h30)
Modérateur, Thomas Leconte (CESR – CMBV)

Intervenants

Luigi Collarile (Haute École des Arts de Berne) : Circulation de musique italienne en France à la fin du Grand siècle : les cas de Giacomo Carissimi et Giovanni Legrenzi

Barbara Nestola (CESR – CMBV) : Innocenzo Fede, de compositeur à ordonnateur : procédés d’écriture et modalités d’agencement des manuscrits de la Collection Stuart

Teresa Maria Gialdroni (Université de Rome Tor Vergata) : Reception of the Italian cantata through the “Stuart Manuscripts” of the Bibliothèque nationale de France (H 659, 1-7)


Pour toute information complémentaire : jestuart.cmbv@gmail.com

Entretiens de Musique Ancienne en Sorbonne 2024 : 13-14 juin

Énigmes, canons, allégories dans la musique ancienne

Journées d’études doctorales · Institut de Recherche en Musicologie · Sorbonne Université – ED V Concepts et Langages · Association Musique ancienne en Sorbonne

Vendredi 13 et samedi 14 juin

Amphi Gouhier, centre Clignancourt (2 rue Francis de Croisset, 75018 Paris)

Programme complet.

Inscription obligatoire.

Table ronde autour du livre de Matthieu Dupas

Samedi 25 mai, de 9h00 à 12h00 

sur le campus Nation de la Sorbonne Nouvelle (salle C 402), le mouvement Transitions organise une table ronde 

autour du livre de Matthieu Dupas : 

La Galanterie comme mode de vie. Amour, civilité et mariage dans Mélite ou Les Fausses Lettres de Pierre Corneille,

(Paris, Classiques Garnier, 2023).

avec Hélène Merlin-Kajman, Sarah Nancy, Françoise Poulet, Brice Tabeling, et en présence de l'auteur.



Matthieu Dupas est Assistant Professor au département de Français et d'Italien de Northwestern University (Chicago, USA). Il propose de lire Mélite ou Les Fausses lettres (1629) de Pierre Corneille à la lumière de l’histoire et de la théorie du genre et de la sexualité afin de mettre au jour la structure historique et sociopolitique de la galanterie du XVIIe siècle.

Théâtre de femmes et femmes au théâtre : dramaturges, traductrices, actrices et critiques de théâtre en Europe du XVIIe au XIXe

« Les compétences des femmes en matière de théâtre, roman, poésie, essais et lettres, brochures pamphlets, articles de journaux ainsi que dans le domaine de la traduction ont notoirement contribué à la culture et à la société du temps, et en ont infléchi le cours »[1], ainsi s’exprime, dans un ouvrage de synthèse récent sur l’écriture féminine au XVIIIe siècle en France, Christie McDonald, en évoquant une réalité qu’un nombre croissant de travaux ne cesse d’explorer depuis des décennies en Europe et ailleurs.

Ce colloque entend apporter une contribution aux recherches qui visent à donner une visibilité et une évaluation critique aux « compétences » intellectuelles des femmes, en ciblant particulièrement le domaine théâtral. Pour cela, il entend comparer les situations et les évolutions en Europe du XVIIe au XIXe siècle. En effet, durant cette période, semble se développer une « volonté commune d’affirmer l’auteurité féminine »[2]. Le colloque s’intéressera donc à cette affirmation progressive.

Du XVIIe au XIXe siècle, le théâtre semble occuper une place intermédiaire, pour ce qui est de l’accessibilité des femmes à la création intellectuelle et artistique, entre la poésie, le roman, le journalisme, l’écriture épistolaire – des genres qu’elles pratiquent de plus en plus, donc objets de la recherche contemporaine –  et l’essai érudit ou scientifique, la prose historique, le poème épique entre autres, considérés par la société intellectuelle du temps comme plus élevés, fréquentés dans une proportion bien moindre par les femmes.

Cet espace « intermédiaire » pourra être interrogé selon quatre axes principaux, quoique non exclusifs :

L’exploration des œuvres des dramaturges et librettistes qui écrivent pour la scène (nombreuses) et qui arrivent à se faire représenter ou à mettre en scène elles-mêmes leurs pièces (beaucoup moins nombreuses).

L’activité des traductrices de théâtre et des critiques femmes qui écrivent des comptes-rendus des spectacles ou du théâtre imprimé.

La participation des femmes aux discussions esthétiques et théoriques sur le théâtre et à la promotion, la circulation et la représentation des pièces.

Le travail des actrices œuvrant en contact avec les dramaturges dans la construction de leurs personnages et de la mise en scène théâtrale.

On pourra en particulier se demander comment écrivent les femmes et ce qu’elles écrivent des femmes, autrement dit comment les femmes investissent ces champs, étant donné la contrainte qui pèse sur leur rôle social et donc sur leur production littéraire et critique. Il sera intéressant d’explorer les subtilités de leur discours implicite afin de voir si émerge une poétique du féminin propre à certaines aires culturelles ou plus largement européenne.

Les propositions de communication (2000 signes environ), assorties d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer pour le 30 avril 2024 conjointement à Morgane Kappès-Le Moing (Morgane.Kappes@univ-st-etienne.fr), Fanny Platelle (Fanny.Platelle@uca.fr) et Paola Roman (Paola.Roman@uca.fr).

Langues de travail : le français est encouragé, l’allemand, l’espagnol, l’italien et l’anglais sont possibles.

Comité d’organisation :

Morgane Kappès-Le Moing, maîtresse de conférences en civilisation et littérature espagnoles, IHRIM (UMR 5317), Université Jean Monnet Saint-Étienne.

Fanny Platelle, maîtresse de conférences en études germaniques, CELIS (UR 4280), Université Clermont Auvergne.

Paola Roman, maîtresse de conférences en études italiennes, CELIS (UR 4280), Université Clermont Auvergne.

Lieu : Maison des Sciences de l’Homme, 4 rue Ledru, 63057 Clermont-Ferrand

 

[1] Martine Reid (dir.), Femmes et Littérature : une histoire culturelle, I Moyen Âge-XVIIIe siècle, Paris, Gallimard, 2020, Quatrième partie. Le dix-huitième siècle 1715-1793, « Introduction » par Christie McDonald, p. 721.

[2] Isabelle Rouane Soupault, Une si vertueuse audace… Les femmes dramaturges dans l’Espagne du XVIIe siècle, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, 2021, p. 59.

Uncommon Bodies Symposium: Feb. 15-16, 2024

Uncommon Bodies Symposium: Feb. 15-16, 2024

We hope the start of the new year has been good for you! Next month, we are organizing a major symposium on "Premodern Disability and Race in a Global Context" scheduled for Feb. 15-16, 2024. This symposium brings to the Twin Cities ten wonderful scholars (many of whom identify as BIPOC and/or disabled) who have made significant contributions to disability studies, premodern critical race studies, the history of medicine, and theater and performance. Our speakers are also brilliant teachers dedicated to making our classrooms more accessible and inclusive.

 

We seek your attendance and participation! Many of the planned events, including all the panel presentations, are hybrid. Two of our speakers will be joining remotely; eight will be here in person. Select the sessions that you're interested in by using this RSVP form: z.umn.edu/UncommonBodies

 

We seek your help in getting the word out! Please invite students, colleagues, administrators, staff, chairs of departments, and anyone who might benefit from the symposium. Please share the posters (one is a PDF, the other is a Word doc) widely. Thank you for your help in advance!

 

We look forward to seeing you in person or online soon!

 

Best wishes,

 

Penelope Geng (Macalester) and Jennifer Row (UMN)

 

An Uncommon Bodies Symposium: Premodern Disability and Race in a Global Context

 

The two-day Symposium, scheduled for Feb. 15-16, 2024, is co-sponsored by the University of Minnesota (Minneapolis) and Macalester College (St. Paul).  ONLINE AND IN PERSON!

 

The Symposium will bring to the Twin Cities a group of leading scholars of early modernity to illuminate the intersections of disability and race in the global early modern period. Organized by longtime collaborators Jennifer E. Row (associate professor of French, UMN) and Penelope Geng (associate professor of English, Macalester College), the Symposium will focus on the interlocking histories of disability and race. Contemporary oppressive policies and attitudes that advance eugenics, ablenationalism, and state-sanctioned debilitation and disablement of communities of color are rooted in early modern notions of fitness, deservingness, godliness, and beauty. These belief systems often worked together to define what forms of bodyminds were considered “normal” (and worth preserving) and what forms were “abnormal,” “deformed,” “disabled,” and not worth saving.

How did the art and literature of the early modern period imagine able-bodiedness and disability as well as the institutional processes of disablement (such as state-neglect of diseased and impoverished communities or early carceral systems)? How did definitions of “ability” and “disability” shift during the sixteenth, seventeenth, and early eighteenth centuries—a period in European history that was marked by wars of religion, urbanization, colonization, and slavery? These are some of the questions the Symposium will explore. 

 

Our Symposium will hold space for undergraduate students, graduate students, and postdoctoral fellows to learn from, socialize, and collaborate with speakers. Undergraduate and graduate students from both of our institutions will have a chance to do hands-on research with invited speakers in the Twin Cities’ premodern archives (e.g., the UMN Wangensteen Library and the Minneapolis Institute of Art).

MSU Medieval and Early Modern Seminar — Ainan Liu (Princeton University)

Please join MSU's Medieval & Early Modern Studies Seminar for our first talk of the spring semester: Doctoral Candidate Ainan Liu (Princeton University), will be presenting his research in a presentation entitled, "A Chinese Princess in Paris: Racial and Religious Self-Fashioning in Seventeenth-Century France." Wednesday, January 24 at 2:30pm In person (SBUS 214) or over Zoom (register here): http://tinyurl.com/24tt3syp

Ainan Liu is a Ph.D. candidate in French and Italian at Princeton University, where he specializes in seventeenth- and eighteenth-century French theater. His recent papers include “Imagining Inverted Worlds in Marivaux’s Experimental Theater” and “A Chinese Princess in Paris: Performing the Exotic to a Willing Audience,” on which his talk at MEMS is based. His research interests lie in interdisciplinary approaches to French theater, in particular the application of social science concepts to literary analysis. His dissertation proposes an anthropological interpretation of early modern French tragedy, and is tentatively titled Barbaric Acts in French Classical Theater (ca. 1635-1755).

CAHSA Online Lecture — Owen Stanwood

As part of its biannual online lecture series, the Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel et des Affects (CAHSA) is pleased to present a talk by Dr. Owen Stanwood, Associate Professor of History, Boston College (Massachusetts). The talk (in English) will last 30-40 minutes, followed by 20-30 minutes for discussion (in French and English). CAHSA’s Annual Meeting for 2023 will take place immediately after the lecture using the same Zoom link.

CAHSA Online Speaker Series

Presents

Dr. Owen Stanwood

Boston College (Massachusetts)

11 December 2023 

12h ET

(9h PT/ 10h MT / 11h CT / 18h CET)

Via Zoom

Please register to receive the Zoom link:

https://ucalgary.zoom.us/meeting/register/tJUtdOmvpzkqHtGrhTG_WHSpZgPXoZIUpI0r

We also invite you to consider becoming a member of CAHSA at www.cahsa.net ($15 CAD/year).

“Eden and Empire: A Huguenot's Global Journey at the End of the Seventeenth Century”

During the last part of the 1600s nearly 150,000 French Protestants fled France in the wake of the Revocation of the Edict of Nantes, settling around Europe and, in some cases, around the world. This talk will examine the making of this diaspora through the eyes of one migrant, Jacques de la Case, who left his home in southwestern France in 1683 and ended up visiting four continents and crossing two oceans in a twenty-year odyssey that ended with his death in a refugee community in Virginia in 1708. La Case's travels demonstrate the way that religion and geopolitics combined to transform the lives of individual people in early modern Europe. Like many Huguenots, he began his years of exile searching for Eden. He signed up on a venture to a mysterious island in the Indian Ocean described as the "Île d'Eden," where the refugees could set up their own independent republic. But instead of locating Eden, La Case found himself in a Dutch imperial outpost, where he was suspected of being a French operative and eventually tried for treason. After being acquitted and returning to Europe, La Case signed up on a new expedition, this time to set up a bountiful colony on North America's Gulf Coast. This plan too ended in failure, and as a consolation prize La Case was sent to Virginia, where he joined other refugees intended as a buffer on a frontier that was exposed to Native and French attacks. In the end, La Case's global journey showed that dreams of Eden could draw religious refugees to new worlds, but that the designs of empire often had greater impact on their destinies.

Author Bio:

Owen Stanwood is professor of history at Boston College. He is a historian of colonial America, the Atlantic world, and, more generally, of European overseas endeavors during the early modern era. He has a number of interests within this vast field, including the development of the British and French empires, the diffusion of Christianity, intercultural contact and interaction, and the history of exploration. He is the author of two books. The first, The Empire Reformed: English America in the Age of the Glorious Revolution (University of Pennsylvania Press, 2011), examined how fears of Catholicism galvanized and transformed Anglo-American political culture during the last decades of the seventeenth century. His newest book, The Global Refuge: Huguenots in the Age of Empire (Oxford University Press, 2020), focuses on the global diaspora of French Protestant refugees, who scattered around the world after Louis XIV revoked their right to freedom of worship in 1685, settling in communities stretching from New England to the Indian Ocean and playing a leading role in the development of the British and Dutch empires.

 

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Chers et chères collègues,

Dans le cadre de sa série semestrielle de conférences en ligne, le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel et des Affects (CAHSA) a le plaisir de proposer une conférence d’Owen Stanwood, professeur au département d’histoire du Boston College (Massachusetts). La conférence (en anglais) durera 30-40 minutes et sera suivie de 20-30 minutes de discussion (en anglais et en français). L’Assemblée Générale 2023 du CAHSA se tiendra immédiatement après la conférence en utilisant le même lien Zoom.

Les E-conférences du CAHSA

présentent

Owen Stanwood

Boston College (Massachusetts)

11 décembre 2023 

12h heure normale de l’Est

(9h heure normale du Pacifique / 10h heure normale des Rocheuses / 11h heure normale du Centre / 18h heure Europe centrale)

Via Zoom

Veuillez vous inscrire pour recevoir le lien Zoom :

https://ucalgary.zoom.us/meeting/register/tJUtdOmvpzkqHtGrhTG_WHSpZgPXoZIUpI0r

Nous vous invitons également de considérer la possibilité d’adhérer au CAHSA à www.cahsa.net ($15 CAD/an, payable en ligne).

“L’Éden et l’empire : le voyage à travers le monde d’un huguenot à la fin du dix-septième siècle”

À la fin du XVIIe siècle, près de 150 000 protestants français fuient la France à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes, s'installant en Europe et ailleurs dans le monde. Cette conférence examinera les enjeux de cette diaspora à travers les yeux d'un migrant, Jacques de La Case. Parti de sa Guyenne natale en 1683, ce dernier visite quatre continents et traverse deux océans au cours d'une odyssée de vingt ans qui s’achève en 1708 par son décès, survenu dans une communauté de réfugiés en Virginie. Les voyages de La Case illustrent la façon dont la religion et la géopolitique transforment conjointement la vie des individus au début de l'Europe moderne. Comme beaucoup de huguenots, La Case commence ses années d'exil à la recherche de l'Éden. Il part à l’aventure sur une île mystérieuse de l'océan Indien, décrite comme « l’Île d'Eden », où les réfugiés pourraient fonder leur propre république indépendante. Or, au lieu d’arriver à destination, La Case se retrouve dans un avant-poste impérial néerlandais, où il est soupçonné d'être un agent français. Jugé pour trahison, il est acquitté et rentre en Europe avant de s’engager dans une nouvelle expédition, cette fois pour établir une colonie prospère sur la côte du Golfe de l'Amérique du Nord. Ce plan se solde également par un échec. La Case est alors envoyé en Virginie, où il rejoint d'autres réfugiés destinés à servir de « tampon » sur une frontière exposée aux attaques des autochtones et des Français. En fin de compte, le périple de La Case à travers le monde montre que le rêve d'Éden pouvait attirer des réfugiés religieux vers de nouveaux mondes, mais que les intérêts politiques avaient souvent une influence plus importante sur leur destin.

Notice biographique :

Owen Stanwood est professeur d’histoire au Boston College. Il est un historien de l’Amérique coloniale, du monde atlantique et, plus généralement, des entreprises européennes outre-mer au début de l'ère moderne. Il s'intéresse en particulier au développement des empires britannique et français, à la diffusion du christianisme, aux relations interculturelles et à l'histoire de l'exploration. Il est l'auteur de deux livres. Le premier, The Empire Reformed: English America in the Age of the Glorious Revolution (University of Pennsylvania Press, 2011), examine comment la peur du catholicisme galvanise et transforme la culture politique anglo-américaine au cours des dernières décennies du XVIIe siècle. Son dernier ouvrage, The Global Refuge : Huguenots in the Age of Empire (Oxford University Press, 2020), porte sur la diaspora mondiale des réfugiés protestants français qui, après la révocation de l’Edit de Nantes (1685), s’installent dans des communautés s'étendant de la Nouvelle-Angleterre à l'océan Indien et jouant un rôle de premier plan dans le développement des empires britannique et hollandais.

The 6th Randolph Vigne Memorial Lecture, 2023

Smuggling, Stealing, Selling & Shooting the books of  Dr Élie Bouhéreau

Dear colleagues,

You are cordially invited to attend the 6th Randolph Vigne Memorial Lecture,

Smuggling, Stealing, Selling & Shooting the books of Dr Élie Bouhéreau

A public lecture by Dr Jason McElligott, Director of Marsh’s Library in Dublin.

The important book collection of the Huguenot refugee Élie Bouhéreau arrived in Dublin in 1697. Visitors to Marsh’s Library are often told that the personal library of our first Keeper of the Library survives intact in its original form on the shelves. This is not quite true. Certainly, there are over 2,200 items in the collection, and they remain in the room in which they were originally placed when the library first opened to the public. Yet, perhaps as much as 10% of the original collection has gone missing through a mixture of theft, war damage, and a sale of ‘duplicates’ in 1833. This paper will examine what is missing from Dr. Bouhéreau’s library and what these lost items tell us about the nature and scope of the original collection.

Time & date: 6.00 pm on Tuesday 14 November 2023

Location: The Medical Society of London, Lettsom House, Chandos Street, London W1G 9EB.

Randolph Vigne (1928-2016) was a very courageous anti-Apartheid activist in South Africa, as well as a scholar of Huguenot history. This is the 6th annual memorial lecture organised in his honour by the Huguenot Society of Great Britain and Ireland.

Free entry.

All welcome.

Colloque-festival international : “Théâtre de femmes du XVIe au XVIIIe siècle : archive, édition, dramaturgie"

Lyon 15-17 novembre 2023

Il y a trente ans paraissait la première anthologie du théâtre de femmes à l’initiative de Perry Gethner : Femmes dramaturges en France (1650-1750), 1993. Depuis, l’entreprise éditoriale n’a cessé de s’étendre autour de cette anthologie fondatrice et la recherche sur la littérature française d’Ancien Régime s’est orientée, dans une proportion significative, vers la découverte ou la relecture d’œuvres dramatiques écrites et publiées par des femmes. Celles-ci sont également remises à l’honneur sur la scène théâtrale depuis le début des années 2000 avec plusieurs types de performances : lectures, mises en scène, scènes filmées, etc.

Le colloque « Théâtre de femmes du XVIe au XVIIIe siècle : archive, édition, dramaturgie » (Lyon, 15-17 novembre 2023) s’inscrit dans cette dynamique, et entend mettre en lumière des aspects de ce théâtre qui excèdent, tout en le fondant, son contenu textuel. Son ambition est d’interroger les modalités de diffusion et de conservation des traces matérielles de ce théâtre (archives, imprimés) ainsi que les dynamiques actuelles visant à lui donner une visibilité nouvelle (ressources numériques, éditions modernes, mises en scène). L’étude de la dramaturgie des œuvres d’autrices de théâtre à l’époque moderne et des créations contemporaines qu’elles ont inspirées se trouve également au cœur des enjeux du colloque-festival.

En cohérence avec cette attention portée aux conditions de vie et de survie des œuvres dramatiques écrites par des femmes du XVIe au XVIIIe siècle, le colloque accueille trois représentations théâtrales :

Le Mallade (v. 1535) de Marguerite de Navarre par la compagnie Oghma sous la direction de Charles di Meglio – mercredi 15 novembre, Lyon 3, Amphithéâtre de l’IUT, 19h

La Folle Enchère (1691) de Madame Ulrich, dans la mise en scène d’Aurore Evain avec la compagnie « La Subversive » – jeudi 16 novembre, ENS de Lyon, Théâtre Kantor, 20h

L’Amoureux extravagant (1657) de Françoise Pascal, mise en scène par le collectif Les Herbes Folles – vendredi 17 novembre, Lyon 2, Grand amphithéâtre, 12h 

Informations pratiques :

Mercredi 15 novembre, 13h-19h : Université Jean Moulin Lyon 3, Amphithéâtre Huvelin – 15 quai Claude Bernard, 69007 Lyon.

Jeudi 16 novembre, 9h-17h30 : ENS de Lyon, salle Desanti (D2.034) – 15 parvis Descartes, 69007 Lyon.

Vendredi 17 novembre, 9h-17h30 : Université Lumière Lyon 2, Grand amphithéâtre – 16 quai Claude Bernard, 69007 Lyon.

Entrée libre 

Comité organisateur : Isabelle Garnier (Lyon 3, IHRIM), Edwige Keller-Rahbé (Lyon 2, IHRIM), Emily Lombardero (UPCité, CERILAC), Justine Mangeant (LabEx COMOD, IHRIM), Isabelle Moreau (ENS de Lyon, IHRIM), Michèle Rosellini (IHRIM)

URL de référence : https://ihrim.ens-lyon.fr/evenement/colloque-festival-international-theatre-de-femmes-du-xvie-au-xviiie-siecle