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Women’s Stories in Le Mercure Galant (1672-1710) - Deborah Steinberger

Deborah Steinberger, Women’s Stories in Le Mercure Galant (1672-1710) . Feminine Fictions in an Early French Periodical, Amsterdam, AUP, 2024.

What do women want to read? Jean Donneau de Visé, the founder and editor in chief of Le Mercure Galant, one of France’s first newspapers, was arguably the first journalist to ask this question and to recognize and capitalize upon the influence of female readers and their social networks. By including “custom content” and performing the act of listening to women, Le Mercure Galant situates itself as an intermediary, using the nouvelle as a vehicle to amplify women’s voices. These fictions, presented as true stories, depict incidents and situations that women often bore silently in real life: domestic violence, romantic betrayal, dishonor, or simply loneliness. By publishing these stories alongside its chronicle of historic events, the Mercure lends credence and prestige to depictions of the private life of anonymous individuals, exploiting the ostensibly anodyne genre of “women’s fiction” to disseminate modern ideas about women’s agency.

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Aurore Évain, « Jouer La Folle Enchère de Madame Ulrich », entretien réalisé par Caroline Mogenet, thaêtre [en ligne], mis en ligne le 13 mai 2024.

Aurore Évain, « Jouer La Folle Enchère de Madame Ulrich », entretien réalisé par Caroline Mogenet, thaêtre [en ligne], mis en ligne le 13 mai 2024.

 

La revue Thaêtre inaugure sa nouvelle série Autrices par un entretien entre Caroline Mogenet et Aurore Évain, sur la mise en scène d'une pièce de femme dramaturge du XVIIe siècle : La Folle Enchère de Madame Ulrich (1690).

À l’occasion du colloque-festival international « Théâtre de femmes du XVIe au XVIIIe siècle : archive, édition, dramaturgie », le 16 novembre 2023, Aurore Évain donne une représentation de La Folle Enchère de Madame Ulrich. Pour l’occasion, elle adapte sa mise en scène sous la forme d’une conférence-spectacle. Cette comédie d’intrigue au ton burlesque, jouée à la Comédie-Française en 1690, met en scène les déboires de Madame Argante, mère ridicule et pathétique dans son refus de vieillir. Elle est séduite par un petit comte qui n’est autre qu’Angélique, l’amante travestie de son fils Éraste. Madame Argante devient alors la dupe des deux amants et du valet qui rusent afin de lui soutirer de l’argent et permettre le mariage entre Éraste et Angélique. Satire des mœurs de l’époque, la pièce est aussi originale pour son inversion des rôles de sexe. La Subversive rythme la représentation d’intermèdes musicaux, mêlant Bach aux chants « pop rock » d’Eddy de Pretto, Mylène Farmer, Alain Bashung ou encore Jacques Higelin.

C’est dans le cadre de cette représentation que Caroline Mogenet fait la rencontre d’Aurore Évain. Axés autour de La Folle Enchère, leurs échanges ont pour objectif de comprendre les dispositifs scénographiques à l’œuvre derrière la mise en scène d’une autrice qui a été spoliée de son texte, attribué à tort à Florent Dancourt jusqu’à nos jours. L'entretien revient aussi plus largement sur la trajectoire réflexive d’Aurore Évain dans sa démarche de réhabilitation du matrimoine, et les défis que représente cette entreprise dans le monde de la recherche et des arts du spectacle.

 

Helena Taylor, Women Writing Antiquity: Gender and Learning in Early Modern France (OUP: 2024)

Helena Taylor, Women Writing Antiquity: Gender and Learning in Early Modern France (OUP: 2024)

Women Writing Antiquity argues that the struggle to define the female intellectual in seventeenth-century France lay at the centre of a broader struggle over the definition of literature and literary knowledge during a time of significant cultural change. As the female intellectual became a figure of debate, France was also undergoing a shift away from the dominance of classical cultural models, the transition towards a standardized modern language, the development of a national literature and literary canon, and the emergence of the literary field. This book explores the intersection of these phenomena, analyzing how a range of women constructed the female intellectual through their reception of Greco-Roman culture.



Women Writing Antiquity offers readings of known and less familiar works from a diverse corpus of translators, novelists, poets, linguists, playwrights, essayists, and fairy tale writers, including Marie de Gournay, Madeleine de Scudéry, Madame de Villedieu, Antoinette Deshoulières, Marie-Jeanne L'Héritier, and Anne Dacier. Challenging traditionally formalist and source-text orientated approaches, the study reframes classical reception in terms of authorial self-fashioning and professional strategy, and explores the symbolic value of Latin literacy to an author's projected identity. These writers used reception of Greco-Roman culture to negotiate the value attributed to different genres, the nature of poetics, the legitimacy of varied modes of authorship, the qualities and properties of French, and even how and by whom these topics might be debated. Women Writing Antiquity combines a new take on the literary history of the period with a retelling of the history of the figure of the 'learned woman'.

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Éthique et esthétique du paria, de l'origine du mot à son épiphanie romantique (Philippe Delorme)

Philippe Delorme, Éthique et esthétique du paria, de l'origine du mot à son épiphanie romantique (1673-1873), Paris, H. Champion, 2024.

La figure littéraire du paria mérite mieux que la négligence de la critique. Apparue à la fin du XVIIIe siècle grâce à Bernardin de Saint- Pierre, sa présence se remarque ensuite notamment chez Vigny ou Baudelaire. Bien que tous les grands auteurs ne la convoquent pas, elle peut se concevoir comme une figure essentielle et prééminente du romantisme. Elle possède le pouvoir d’irradiation propre à une figure littéraire d’exception, marquée par le déploiement d’un lyrisme de forte intensité. Surtout, la richesse de ses dimensions éthique et esthétique surprend par son actualité, et propose paradoxalement une vision du romantisme littéraire où prime sur le désenchantement l’absolu de la beauté.

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Palacios, Joy. "Antitheatrical Prejudice: From Parish Priest to Diocesan Rituals in Early Modern France."

Palacios, Joy. "Antitheatrical Prejudice: From Parish Priest to Diocesan Rituals in Early Modern France." Theatre Survey, no. 2 (2023): 117-49. https://doi.org/10.1017/S0040557423000121.  

Have you ever wondered why some priests refused sacraments to actors while others didn't?This article examines the question of how and why the idea of the actor as public sinner spread to some dioceses and not others by examining the diocesan Ritual, the liturgical handbook that gave parish priests instructions about how to conduct liturgical ceremonies and in which actors were sometimes listed as public sinners. Scholarship has tended to focus on the bishop and to figure his decision to list actors as public sinners as a top-down imposition. Based on an analysis of the Ritual's use in seminaries and parishes between 1640 and 1740, this article argues instead that antiactor action spread first among parish-level clergy as they experimented with ways to respond to new cultural figures, such as professional actors, for whom diocesan Rituals did not yet include specific instructions. This process of incremental liturgical innovation comes into view when the Ritual's status as a ceremonial object is considered and helps reconstruct antitheatrical sentiment's performance history.

Transparences du passé Les théâtres de la catastrophe (XVIe-XVIIe siècles/XXe-XXIe siècles) (Christian Biet)

Christian Biet, Transparences du passé Les théâtres de la catastrophe (XVIe-XVIIe siècles/XXe-XXIe siècles), éd. Olivier Neveux et Sophie Houdard-Biet, Rennes, PUR, 2023.

Comment le théâtre a-t-il fait en France après les guerres de Religion qui ont ensanglanté le XVIe siècle? Comment s’est-il emparé de la violence inscrite dans la mémoire du chaos juste passé? Par quels effets frappants saisit-il le public ? Par quels détours le raisonne-t-il ?

Massacres, guerres civiles anglaises, premiers génocides indiens, débuts de l’esclavage : la première modernité a consacré une part importante de son théâtre à représenter ces moments d’une extrême violence. La tragédie cherche alors des causes au chaos et des formes pour leurs mises en scène. Qu’elle en rejoue l’événement violent dans les pièces d’actualité ou qu’elle choisisse de le figurer dans des fictions lointaines, elle réfléchit une Histoire dont l’origine est le sang.

Christian Biet a défendu ce théâtre contre une histoire littéraire trop souvent oublieuse et cantonnée à la tragédie régulière classique. Il l’a édité, commenté, fait jouer. Dans cet ouvrage crucial, fruit de vingt années de recherche, il montre à partir de cas et de pièces, l’actualité de ce corpus pour un public du XXIe siècle. Car ce théâtre fonctionne pour nous à la manière d’un miroir sans tain, les revenants des catastrophes lointaines révèlent comme en transparence notre temps contemporain de l’après-catastrophe.

Avec le soutien du labex Les passés dans le présent ANR-11-LABX-0026-01, de l’Unité de recherche HAR (Histoire des arts et des représentations), de l’université Paris Nanterre, et de l’UMR 5317 – IHRIM (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités).

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Œuvres complètes. Tome IX B 1757-1758, éd. Berchtold (Jacques), Jacob (François), Martin (Christophe), Séité (Yannick)

Œuvres complètes. Tome IX B 1757-1758, éd. Berchtold (Jacques), Jacob (François), Martin (Christophe), Séité (Yannick), Paris, Classiques Garnier, 2024.

Dans cette période critique, Rousseau compose, traduit, donne un nouvel élan à sa pensée : dans la Lettre à D’Alembert, il prend congé du monde parisien ; dans des textes longtemps inédits, il s’explique sur le lien social, le devoir moral et, en marge d’Helvétius, sur la marche de l’esprit humain. Ce volume propose un établissement renouvelé de la plupart des textes présentés grâce à la mobilisation de nouvelles sources manuscrites, au réexamen de plusieurs autres déjà connues, et à l’adoption de principes d’édition adaptés au statut de chacun d’entre eux.

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Théâtre des provinces au xviie siècle Une anthologie, éd. Louvat (Bénédicte), Pasquier (Pierre)

Théâtre des provinces au xviie siècle. Une anthologie, éd. Bénédicte Louvat et Pierre Pasquier, Paris, Classiques Garnier, 2024.

La présente anthologie donne à lire un échantillon de la production théâtrale des provinces françaises du xviie siècle en rassemblant sept pièces (trois tragédies, une tragi-comédie, deux comédies et un mystère), écrites en français ou en langue régionale et dont la composition couvre tout le siècle.

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Albineana Cahiers d’Aubigné 2023, n° 35 Migrations et identités dans l’Europe humaniste (XVIe-XVIIe siècles)

Albineana Cahiers d’Aubigné  2023, n° 35 Migrations et identités dans l’Europe humaniste (XVIe-XVIIe siècles)

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Recovering the Medieval in the French Renaissance (Anthony J. BRUDER)

Anthony J. BRUDER, Recovering the Medieval in the French Renaissance. Recovering the Medieval in the French Renaissance: Claude Fauchet's Veilles ou Observations, Genève, Droz, 2024.

Focusing on a little studied miscellany by Claude Fauchet (1530-1602), this book reveals the role of the medieval in crafting an image of French modernity during the Renaissance. Designed to confront the Pléiade with the rich legacy of medieval French, the Veilles argued that an illustrious vernacular had to be rooted in native traditions, richer by far than generally credited. From meter in the twelfth-century Roman d’Alexandre to the emendation of Philippe de Commynes’s Mémoires, and from dueling etiquette to the tomb of Jean de Meun, Fauchet’s observations even reach into his present moment, with essays on Lemaire de Belges, Marot, and Ronsard. Here is an echo of a very different French Renaissance, in which the Burghers of Calais are more important than Francion, and a knowledge of Old French more desirable than classical erudition. Furthermore, as a response to rupture and loss, the Veilles are perhaps the earliest snapshot of a primary stage in the reception of medieval French literature.

Abordant un recueil peu étudié de Claude Fauchet (1530-1602), ce livre révèle le rôle du médiéval dans la construction d’une image de la modernité française à la Renaissance. Conçues pour confronter la Pléiade au riche héritage de la France médiévale, les Veilles soutenaient qu’une illustre langue vernaculaire devait être enracinée dans les traditions autochtones, bien plus riches qu’on ne le pense généralement. De la métrique du Roman d’Alexandre à l’©mendation des Mémoires de Philippe de Commynes, et des règles du duel à la tombe de Jean de Meun, les observations de Fauchet portent aussi sur son époque, avec des essais sur Lemaire de Belges, Marot et Ronsard. Émerge alors l’écho d'une Renaisdance française très différente, dans laquelle les bourgeois de Calais sont plus importants que Francion, et la connaissance de l'ancien français plus souhaitable que l'érudition classique. Comme une réponse à la rupture et à la perte, les Veilles sont peut-être le tout premier instantané d'une étape fondamentale dans la réception de la littérature française médiévale.

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