Recent Publications

Public Theatre and the Enslaved People of Colonial Saint-Domingue (Julia Prest)

Julia Prest, Public Theatre and the Enslaved People of Colonial Saint-Domingue, London, Palgrave Macmillan, 2023.

The French colony of Saint-Domingue (now Haiti) was home to one of the richest public theatre traditions of the colonial-era Caribbean. This book examines the relationship between public theatre and the enslaved people of Saint-Domingue—something that is generally given short shrift owing to a perceived lack of documentation. Here, a range of materials and methodologies are used to explore pressing questions including the ‘mitigated spectatorship’ of the enslaved, portrayals of enslaved people in French and Creole repertoire, the contributions of enslaved people to theatre-making, and shifting attitudes during the revolutionary era. The book demonstrates that slavery was no mere backdrop to this portion of theatre history but an integral part of its story. It also helps recover the hidden experiences of some of the enslaved individuals who became entangled in that story.

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Histoire du captif Un paradigme littéraire, de l'Antiquité au XVIIe siècle (Anne Duprat)

Anne Duprat, Histoire du captif. Un paradigme littéraire, de l'Antiquité au XVIIe siècle, Genève, Droz, 2023.

Si le motif de l’enlèvement par les pirates accompagne l’histoire de la circulation des hommes et des biens en Méditerranée depuis l’Antiquité, l’essor de la guerre de course à partir du milieu du XVIe siècle répand dans toutes les littératures d’Europe un corpus captivitatis d’une ampleur nouvelle, composé de récits de rapt et de détention, de rachat, d’évasion et de retour au pays.

Histoire du captif analyse la synergie entre témoignage et élaboration littéraire qui donne une puissance inédite au paradigme classique de la captivité en terre barbaresque, jusqu’à l’essor de la flibuste en Atlantique au début du XVIIIe siècle. De la relation d’expérience à la fable politique et à l’épisode de roman, le succès de l’histoire du captif contribue alors à promouvoir la singularité de parcours humains atypiques, en quête d’exemplarité. Il montre aussi qu’à l’image de l’aventure involontaire vécue par le captif, le détour par l’imaginaire n’est jamais un voyage sans retour.

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Carine Barbafieri et Delphine Denis (dir.) — Rubricologie, de l'invention des titres et des sous-titres

Dans un passage de son Roman bourgeois (1666), Antoine Furetière prête à l’un de ses personnages le projet burlesque d’un livre intitulé Rubricologie, ou de l’invention des titres et rubriques, où il est montré qu’un beau titre est le véritable proxénète d’un livre. Le présent ouvrage prend au sérieux cette entreprise, pour comprendre ce que, durant le XVIIe siècle, le titre fait au livre et réciproquement.

Quels sont les ressorts et les manifestations de leur enjeu commercial ? Dans quels contextes s’inscrivent-ils ? Quels en sont les effets de sens, y compris dans leur forme matérielle ? Quelles pratiques de lecture induisent-ils ? L’étude conduite dans ce volume s’attache à répondre aux nombreuses questions que suscite le tout premier énoncé d’un livre.

https://www.editions-hermann.fr/livre/rubricologie-carine-barbafieri

Stigma: Marking Skin in the Early Modern World - dir. Katherine Dauge-Roth and Craig Koslofsky

Dear Colleagues:

It’s our great pleasure to announce the publication of our book on Stigma: Marking Skin in the Early Modern World, just released by Pennsylvania State University Press, which includes articles by SE17 members Ana Fonseca Conboy, Katherine Dauge-Roth, Claire Goldstein, Craig Koslofsky, and Allison Stedman.

    

From the publisher: 

The early modern period opened a new era in the history of dermal marking. Intensifying global travel and trade, especially the slave trade, bought diverse skin-marking practices into contact as never before. Stigma examines the distinctive skin cultures and marking methods of Asia, Europe, Africa, and the Americas as they began to circulate and reshape one another in the early modern world. 

By highlighting the interwoven histories of tattooing, branding, stigmata, baptismal and beauty marks, wounds and scars, this volume shows that early modern markers of skin and readers of marked skin did not think about different kinds of cutaneous signs as separate from each other. On the contrary, Europeans described Indigenous tattooing in North America, Thailand, and the Philippines by referring their readers to the tattoos Christian pilgrims received in Jerusalem or Bethlehem. When explaining the devil’s mark on witches, theologians claimed it was an inversion of holy marks such as those of baptism or divine stigmata. Stigma investigates how early modern people used permanent marks on skin to affirm traditional roles and beliefs, and how they hybridized and transformed skin marking to meet new economic and cultural demands. These studies inform current work on race and skin color as marks of identity by placing it in the broader context of the changing uses of dermal marking in the early modern world.

In addition to the editors, the contributors to this interdisciplinary volume are Xiao Chen, Ana Fonseca Conboy, Peter Erickson, Claire Goldstein, Matthew S. Hopper, Katrina H. B. Keefer, Mordechay Lewy, Nicole Nyffenegger, Mairin Odle, and Allison Stedman.

You can find Stigma: Marking Skin in the Early Modern World on the Penn State University Press web site at this URL: https://www.psupress.org/books/titles/978-0-271-09442-7.html 

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Many thanks for asking your libraries and local bookstores to order it!

Best regards,

Katherine Dauge-Roth (Romance Languages and Literatures, Bowdoin College)

Craig Koslofsky (History, University of Illinois Urbana-Champaign)

Jennifer Tamas — Au NON des femmes

Rien ne semble plus incongru que de prendre appui sur la société d’Ancien Régime pour penser le refus féminin. Assignées au devoir de « réserve » par les traités de civilité et au silence ou à la « feinte résistance » par les codes de séduction, les héroïnes de la littérature classique n’auraient rien à nous transmettre, surtout pas le pouvoir de dire « non ». On aurait pu croire l’affaire pliée sans la sagacité de Jennifer Tamas. Car, à leur manière, les femmes du Grand Siècle ont résisté, elles ont désobéi, et de ces combats à bas bruit il demeure des traces. Sous les images de princesses endormies célébrées par l’industrie du divertissement se cachent de puissants refus, occultés par des siècles d’interprétations patriarcales. Jennifer Tamas les exhume avec courage et subtilité, elle traque l’expression du féminin sous le regard masculin et tend savamment l’oreille vers le bruissement des voix récalcitrantes. Conviant les figures dissidentes des siècles anciens, du Petit Chaperon rouge à Bérénice, elle vivifie le discours féministe et trouve chez Marilyn Monroe le secret d’Hélène de Troie. Elle révèle ainsi, non sans un brin d’irrévérence, un magnifique matrimoine, trop longtemps séquestré dans les forteresses universitaires.

https://www.seuil.com/ouvrage/au-non-des-femmes-jennifer-tamas/9782021514292

The Lyric Art of Pierre Perrin — new digitization

Louis Auld, The Lyric Art of Pierre Perrin, 1986 is now available online, with many improvements from the original version. 

https://omeka.cmbv.fr/s/bpsn/item/23683

De Bayle à Hume. Tolérance, hypothèses, systèmes (Gianni Paganini)

Gianni Paganini, De Bayle à Hume. Tolérance, hypothèses, systèmes, Paris, H. Champion, 2023.

Ce livre naît de la conviction qu’il est impossible de saisir le sens de la philosophie de Pierre Bayle sans la mettre en contexte dans les grands débats du siècle. Dans cette perspective, le scepticisme n’était pas pour lui incompatible avec le rationalisme, si l’on entend le premier comme raison critique exigeante et le second comme recherche qui fait éclater tout dogmatisme. C’est la notion et la méthode d’hypothèse qui gagnent du terrain, en fondant la tolérance et annonçant la polémique contre l’esprit de système. David Hume est l’un des lecteurs majeurs de Bayle : de la phase pyrrhonienne du Treatise à celle, académique, de la First Enquiry, du refus des hypothèses aux conjectures de plus en plus audacieuses dans l’étude des rapports body-mind et dans la critique du théisme expérimental avancée dans les Dialogues. On découvre ainsi des côtés radicaux dans la pensée tant de Bayle que de Hume, sans les ramener simplement l’un au scepticisme, l’autre à l’empirisme.

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Réflexions morales et métaphysiques sur les religions et sur les connaissances des hommes (éd. Antony McKenna et Gianluca Mori)

Réflexions morales et métaphysiques sur les religions et sur les connaissances des hommes. Manuscrit clandestin attribuable à Camille Falconet (1671-1762), éd. Antony McKenna et Gianluca Mori, Paris, H. Champion, 2023.

Les Réflexions morales et métaphysiques sont connues d’abord par une lettre signée « Delaube » adressée à Reinier Leers et datée de Lyon du 13 août 1715, qui présente une œuvre philosophique que l’auteur souhaite faire publier. Il existe trois versions manuscrites d’un texte qui correspond à cette présentation. L’enquête porte sur l’identité de l’auteur et permet de remonter au Lyonnais Camille Falconet, éminent « bibliomane » qui s’établit à Paris et fréquente le milieu académique de Jean Terrasson, de Fontenelle et de Malebranche. Cette identification se révèle précieuse dans la généalogie des Réflexions, puisque le père de Camille Falconet, Noël, a été le protégé de Guy Patin : or celui-ci est l’auteur (avec Gabriel Naudé et Pierre Gassendi) du Theophrastus Redivivus (1659), premier traité athée connu composé en France, fondé sur le naturalisme classique (Lucrèce, Cicéron, Plutarque, Sénèque) et moderne (Machiavel, Pomponazzi, Campanella, Vanini). Les Réflexions reprennent de nombreux traits du Theophrastus, mais transforment l’athéisme de souche aristotélicienne de Patin en un spinozisme immatérialiste qui conjugue de manière très originale la métaphysique malebranchiste et le scepticisme de Montaigne. Source inédite et inconnue de Jean- Jacques Rousseau – comme le permettent de penser des témoignages historiques et de nombreux rapprochements textuels – les Réflexions se révèlent ainsi être un texte-clé de l’histoire de la libre pensée aux XVIIe et XVIIIe siècles, témoin de la transition du « libertinage érudit » aux « Lumières radicales ».

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Retours sur Molière, dir. Claude Bourqui, Georges Forestier, Bénédicte Louvat, Lise Michel, Agathe Sanjuan

Retours sur Molière, dir.  Claude Bourqui, Georges Forestier, Bénédicte Louvat, Lise Michel, Agathe Sanjuan, Paris, Hermann, 2022.

En janvier 2022, Molière a eu 400 ans. Quatre siècles d’une notoriété prodigieuse qui s’est affirmée dès les premiers spectacles donnés à Paris à la fin des années 1650 et qui n’a cessé de s’amplifier au fil du temps, jusqu’à s’étendre à l’échelle planétaire.

Quatre cents ans après sa naissance, Molière est à la fois cet auteur construit au fil des siècles par les discours critiques et les infléchissements du goût, et ce comédien-poète fermement inscrit dans son temps, chef de troupe habile à mettre au point diverses stratégies esthétiques et économiques pour bâtir  sa carrière et faire valoir son œuvre. Le retour sur Molière nous ramène aux origines de la création des comédies et, dans un même mouvement, nous fait porter un regard renouvelé sur la manière dont s’est élaborée notre conception de l’œuvre.

Les contributions réunies dans le présent volume s’inscrivent sous le signe de ce double retour sur Molière : d’une part, un retour fondé sur une recherche documentaire renouvelée, sur les modalités concrètes de l’activité du comédien-poète et de sa troupe au travail entre 1643, date de ses débuts comme comédien, et 1680, date de la fondation de la Comédie-Française, sept ans après sa mort ; d’autre part, et dans le prolongement chronologique du premier volet, un retour sur Molière auteur, au prisme du discours critique de 1680 à 1980.







Avec les contributions de  : Sandrine Berrégard, Hélène Bilis, Claude Bourqui, Muriel Brot, Mariane Bury, Isabelle ­Calleja-Roque, Céline Candiard, Fabrice Chassot, Georges Forestier, Matthieu Franchin, ­Stéphanie Genand, Jean de Guardia, Hubert Hazebroucq, Bénédicte ­Louvat, Lise Michel, ­Emmanuelle Mortgat-Longuet, Louise Moulin, Serge Proust, ­Jocelyn Royé, Agathe Sanjuan, Anthony Saudrais, Christophe Schuwey, Marine Souchier, Frédéric Tinguely, Piermario Vescovo.

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Agrippa d'Aubigné, Œuvres. Tome II, éd. Jean-Raymond Fanlo

Agrippa d'Aubigné, Œuvres. Tome II. La Responce de Michau l’aveugle, La Replique de Michau l’aveugle, avec les pièces catholiques de la controverse, éd. Jean-Raymond Fanlo, Paris, Classiques Garnier, 2022.

En 1595, à Niort, à l’occasion d’une dispute théologique, Aubigné publie deux traités contre la donation de l’Église à saint Pierre et sur l’Antéchrist. Ils sont ici réédités avec les pièces catholiques. Théologie, logique, verve comique et préoccupations politiques se mêlent.

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