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Spectatrices ! De l'Antiquité à nos jours (dir. Véronique Lochert, Marie Bouhaïk-Gironès, Céline Candiard, Fabien Cavaillé, Jeanne-Marie Hostiou, Mélanie Traversier)

Spectatrices ! De l'Antiquité à nos jours, sous la direction de Véronique Lochert, Marie Bouhaïk-Gironès, Céline Candiard, Fabien Cavaillé, Jeanne-Marie Hostiou, Mélanie Traversier, Paris, CNRS Éditions, 2022.

Présentation :

Les femmes occupent une place continue dans le public du spectacle vivant depuis ses origines. Partis en quête des traces de cette présence, les auteurs ici réunis ont repéré les lieux et genres de spectacles que les femmes ont privilégiés, leurs emplacements dans les gradins et les salles, et tenté de retrouver leurs émotions, décantées des commentaires masculins.

Les spectatrices ont souvent été considérées comme soumises à leurs passions et dépourvues de toute distance critique. Elles ont été placées soit dans une position subalterne, reflétant leur place dans la société, soit aux premières loges, non pour leur offrir une qualité du regard mais pour permettre aux spectateurs de les voir et de scruter leurs robes et coiffes. Adversaires et défenseurs du théâtre ont débattu de la présence de ces femmes, les premiers la regrettant, tant cet art favoriserait des désirs illicites, les seconds la louant, les spectatrices devenant cette fois les garantes de la décence et de l’utilité du genre théâtral. Dans le même temps, la réception féminine a joué un rôle croissant dans les stratégies des auteurs et acteurs. En fonction de la période, du lieu, de leur appartenance sociale, les spectatrices ont pu jouir d’une plus ou moins grande liberté ; elles ont également usé de la scène comme d’un lieu d’émancipation, et ont parfois pris soin de laisser de leur expérience des témoignages directs.

Cette étude de grande ampleur permet de redonner à ces femmes une parole et une voix, un corps et des gestes, mais aussi des affects contrastés, de l’exaspération au plaisir.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Exercices de rhétorique - numéro 19 | 2022 – La quantité syllabique

Chères et chers collègues,
 
Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du numéro 19 | 2022 – La quantité syllabique de la revue en ligne Exercices de rhétorique (UGA Éditions, publication Cléo/OpenEdition), à l'adresse suivante:

https://journals.openedition.org/rhetorique/


Nous vous en donnons ci-dessous la table des matières.

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Exercices de rhétorique

Direction
francis.goyet@univ-grenoble-alpes.fr
christine.noille@sorbonne-universite.fr

 

19 | 2022
La quantité syllabique

·         DOSSIER. La quantité syllabique : oreille et théorie (xvie-xviiie siècles)

Sous la direction de Sophie Hache

Sophie Hache

Présentation. Comment concevoir la quantité syllabique en français ? [Texte intégral]

Olivier Bettens

Prosodie du français aux xvie et xviie siècles : le point de vue du grammairien contre celui du musicien-poète [Texte intégral]

Isabelle His

La prosodie de l’air strophique et le problème de la première strophe (fin xvie et début xviie siècles) [Texte intégral]

Jean Duron

La quantité syllabique dans les paroles de musique de Pierre Perrin (ca 1620-1675) [Texte intégral]

Aline Smeesters

Quantité syllabique et accentuation de la prose latine en France aux xvie et xviie siècles [Texte intégral]

Claire Fourquet-Gracieux

Naissance des dictionnaires de rimes, avenir de la quantité. D’Étienne Tabourot (1572) à Pierre Richelet (1692) [Texte intégral]

Claudia Schweitzer

Le Traité de la prosodie françoise de l’Abbé d’Olivet : ancien ou nouveau regard sur la quantité syllabique ? [Texte intégral]

Carole Boidin

« L’invention de la vraye quantité de nos Syllabes » chez les Arabes : la tentative de Pierre Vattier, 1660 [Texte intégral]

·         DOCUMENT. Isaac Vossius et la quantité syllabique dans le De poematum cantu et viribus rythmi (Oxford, 1673)

Présentation, texte, traduction et notes : Sophie Hache et Stéphane Macé

Isaac Vossius

De poematum cantu et viribus rythmi, Oxford, apud Rob. Scot Bibliop.,1673, p. 33-39 [Texte intégral]

·         ATELIER. Matériaux sur l'oraison funèbre

Benoît Gain

Panorama de l’oraison funèbre dans l’Antiquité classique et chrétienne [Texte intégral]

Poétiques de l’anagnorisis (Terence Cave)

Terence Cave, Poétiques de l’anagnorisis, trad. Luc Sautin, Paris, Classiques Garnier, Coll. Théorie de la littérature, septembre 2022, 528 p.

 

Terence Cave consacre une étude à un terme marginalisé de la poétique aristotélicienne. Il retrace l’histoire de ce phénomène et en explore les enjeux théoriques fondamentaux. La scène de reconnaissance est en effet aussi populaire qu’elle est suspecte aux yeux de la critique. Cette étude capitale est traduite pour la première fois en français. 

 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

 

Bibliographie des Psaumes imprimés en vers français 1521-1900 (en quatre tomes)

Bibliographie des Psaumes imprimés en vers français. 1521-1900 (en quatre tomes), édité par Jean-Michel NOAILLY, Jean-Daniel CANDAUX, Bettye Thomas CHAMBERS, Genève, Droz, 2022.

Le Livre des Psaumes, premier des autres livres (Ketuvim) de la Bible Hébraïque, présente des modèles de prière pour le croyant tant est grande la variété de leurs thèmes, qu’il s’agisse de « Louanges » – titre sous lesquels ils étaient originalement désignés –, d’hymnes, d’appels au secours ou encore d’instructions. Bien que les psaumes de la Bible hébraïque représentent dans le monde juif ancien ou moderne des poèmes liturgiques, seules les Églises réformées les ont utilisés en langue française dans leur culte, les autres confessions ne tolérant qu’un usage privé de ces textes en français. Les psaumes de Clément Marot et Théodore de Bèze sont bien connus ; publiés pour la première fois au complet en 1562, après quelques éditions partielles à l’initiative de Jean Calvin, ils sont à la base de toutes les révisions ecclésiales réformées ultérieures. Les traductions catholiques des 150 psaumes par Philippe Desportes, Antoine Godeau et bien d’autres poètes ont eu du succès à leur époque. Le lecteur découvrira sans doute nombre d’auteurs ou de textes aujourd’hui oubliés, voire inconnus. La présente publication a recensé toutes les éditions imprimées en vers français de 1521 à 1900, contenant au moins un psaume en vers et en français. Ce sont donc plus de 3 600 éditions différentes qui sont prises en considération et classées par ordre chronologique sans distinction de confession, émanant de plus de 600 poètes et représentées par quelque 24 000 localisations tant dans des bibliothèques françaises qu’étrangères.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Diderot studies, tome 37 Diderot et l'identité, dans le jeu contradictoire des possibles

Diderot studies, tome 37. "Diderot et l'identité, dans le jeu contradictoire des possibles"

Sous la direction scientifique de Thierry BELLEGUIC

Table of contents / Table des matières – Diderot et l’identité, dans le jeu contradictoire des possibles – S. Pujol « Introduction » – L'identité dans tous ses états – F. Cabane, « Diderot et l’insaisissable identité » ; C. Vincent, « L’identité collective chez Diderot : de l’individu pluriel au personnage collectif » ; É. Pavy-Guilbert, « Diderot, langue et identité » ; F. Chassot « Identité et morale : de Charles Taylor à Diderot » ; M. Delon, « "Dissemblable à soi-même". La quête d'une continuité » ; F. Lotterie, « De l’art d’être un.e autre : les masculinités paradoxales de Diderot » ; M. Marcheschi, « L’araignée dans sa toile : l’identité entre matière et image dans la philosophie de Diderot » ; S. Albertan-Coppola, « "N'êtes-vous pas Monsieur Diderot ?". Variations identitaires dans les satires, contes et entretiens » ; R. Le Menthéour, « Le secret d’une pyramide : Diderot, la double doctrine et l’Encyclopédie » ; F. Salaün, « Le moi réticulaire » – L’identité dans Le Neveu de Rameau – J. Goldzink, « MOI, LUI et DENIS. De quelques questions d’identité dans Le Neveu de Rameau » ; J. Bourdin, « Essais d’identification d’un "original" : identification jugement et morale dans Le Neveu de Rameau » ; É. Leborgne, « Identité et individualité : pour une lecture anthropologique du Neveu de Rameau » ; J.-C. Igalens, « Le mépris dans Le Neveu de Rameau » ; S. Pujol, « Identité et reconnaissance dans Le Neveu de Rameau ».

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, LXXXIV-I (2022-1)

Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, LXXXIV-I (2022-1)

Sous la direction scientifique de Max ENGAMMARE

Sommaire :

ARTICLES –

S. GEONGET, « Le livre de droit – Les Decisiones Neapolitanae de Matteo D’Afflito – au milieu du tableau ou comment le peintre Johan Woutersz. donne au spectateur le fin mot de l’histoire » ;

K. HOLLEWAND and D. VAN MIERT, « Mapping the use of the “Republic of Letters” in the correspondence of Casaubon and of Scaliger » ;

B. T. CHAMBERS, « Introducing the Supplement to Bibliography of French Bibles. Fifteenth- and Sixteenth-Century French-Language Editions of the Scriptures » ;

N. ISTASSE, « Académie, Poésie et Théologie : les trois Grâces de Guillaume Castel (c. 1460-1520), Orphée à l’Université de Paris »

– NOTES ET DOCUMENTS

A. MARR, « Holbein’s Second Portrait of Nicolas Bourbon » ; A. LEGROS, « Trois livres de la bibliothèque de Montaigne aux enchères » ;

F. ROUGET, « Marguerite de Navarre et la traduction manuscrite du discours d’Isocrate Au Roy Nicocles »

– COMPTES RENDUS.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Dieux futiles, dieux utiles La mythographie comme forme de savoir dans l'Europe de la Renaissance (Rachel Darmon)

Rachel Darmon, Dieux futiles, dieux utiles La mythographie comme forme de savoir dans l'Europe de la Renaissance, Genève, Droz, 2022.

Pourquoi la mythologie gréco-latine est-elle omniprésente dans la culture artistique et lettrée de la Renaissance ? Pour apporter un nouvel éclairage sur cette question, Rachel Darmon étudie, dans le cadre de la tradition mythographique, une catégorie de livres imprimés au XVIe siècle qui traitent spécifiquement des dieux des Anciens par le biais de leurs « noms » et de leurs « images ». Ces ouvrages constituent une forme de savoir symbolique, qui connut un très grand succès dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles. Leur étude permet de retrouver un ancien mode de construction de la connaissance mêlant texte et image, poésie et histoire naturelle, savoir et fiction. Elle attire l’attention sur la fonction heuristique que les lettrés de la première modernité attribuaient à l’antique mythologie. L’écriture mythographique propose au lecteur une dynamique associative transmettant un art d’agencer la pensée et d’exprimer l’observation, et fournit matière à réflexion tant sur l’ordre du cosmos que sur les rapports des hommes entre eux et sur l’utilité du culte des dieux.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Les remontrances. Discours de paix et de justice en temps de guerre (Paul-Alexis MELLET)

Paul-Alexis MELLET, Les remontrances. Discours de paix et de justice en temps de guerre. Une autre histoire des guerres de religion (France, v. 1557-v. 1603), Genève, Droz, 2022.

Un grand nombre de textes imprimés intitulés « remonstrances » paraissent en France pendant les conflits politiques et religieux de la fin du XVIe siècle. Mais que sont ces remontrances, dès lors que l’on sort de l’enceinte parlementaire ? En quoi se distinguent-elles des doléances, des requêtes, des harangues, des suppliques, des plaintes, etc. ? Sont-elles caractéristiques d’un seul camp confessionnel ? En cherchant à distinguer ce genre hybride, entre écriture et oralité, cette étude montre que les remontrances révèlent une face cachée de cette période de troubles. En effet, loin de la violence souvent mise en valeur, elles soulignent au contraire l’importance des discours de paix et de justice en temps de guerre, mais ausi la permanence des négociations discrètes en vue de la réforme de l’Église et de l’État. Elles font finalement apparaître une autre chronologie de ce que l’historiographie a retenu sous le terme de « guerres de religion ».

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Diderot : L'Ordre et le devenir (Amor CHERNI)

Amor CHERNI, Diderot : L'Ordre et le devenir, Genève, Droz, 2022.

Diderot est-il un philosophe ? La qualité lui a souvent été contestée, tout directeur de l’Encyclopédie fût-il. Articulée autour de quelques principes, dont le plus important est celui de la dépuration de l’univers, la pensée de Denis Diderot touche à tous les domaines du savoir : elle reprend des problèmes débattus depuis fort longtemps, comme le pouvoir et les limites des sens, l’origine et la fonction du langage, la signification et le rôle de l’art. Elle n’esquive ni la thèse inédite ni les débats nourris par les savants et les philosophes du temps. D’une part, en prêtant à la matière inerte certaines caractéristiques des êtres sensibles, Diderot élabore une théorie de la nature où mécanisme et vitalisme s’équilibrent pour assurer aux choses force et dynamisme d’un côté, ordre et constance de l’autre. Il éprouve, d’autre part, sa pensée politique en discutant les origines de la société civile, le processus de formation du pouvoir politique et l’apparition de déviances telles que le despotisme et la tyrannie. Ainsi, en associant étroitement les rouages de la société aux lois de la nature, Diderot s’emploie-t-il à définir les fondements des droits de l’homme et des valeurs morales.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Le Huguenot et le sauvage : L'Amérique et la controverse coloniale, en France, au temps des guerres de Religion (1555-1589). Troisième édition revue et augmentée (Frank LESTRINGANT)

Frank LESTRINGANT, Le Huguenot et le sauvage : L'Amérique et la controverse coloniale, en France, au temps des guerres de Religion (1555-1589). Troisième édition revue et augmentée, Genève, Droz, 2022.

Ce livre a pour objet le " corpus huguenot " des textes sur l'Amérique. Au XVIe siècle, la plupart des entreprises conduites par la France au Nouveau Monde sont le fait des protestants, Roberval au Canada, Villegagnon au Brésil, Ribault et Laudonnière en Floride. Or les protestants français apparaissent en butte à une contradiction qui confère à leur action et à leur réflexion un caractère spécifique. D'un côté ils combattent l’impérialisme espagnol et divulguent la " légende noire " de la conquête de l'Amérique. Mais à partir du moment où, chassés de France par les persécutions et la guerre civile, ils s'efforcent eux-mêmes de prendre pied au Nouveau Monde, ils se trouvent à leur tour confrontés au problème de l’altérité indienne. De cette surprise naît une attitude embarrassée, qui oscille entre l'exaltation du libre sauvage et sa condamnation comme héritier de la malédiction de Cham. Dans l’histoire de la colonisation, l'expérience huguenote aux Amériques annonce la Virginie de Raleigh et à plus longue échéance la Nouvelle-Angleterre des Puritains et la Pennsylvanie des Quakers. Par-delà le mythe du Bon Sauvage qu'il esquisse et les utopies qu'il invente, cet ensemble incomparable de textes procédant de témoins, d'historiens, de théologiens et de polémistes ouvre des perspectives d'une étonnante modernité. À côté de l’histoire événementielle, diplomatique et littéraire, ce livre réserve une large place à ce que La Popelinière appelait " l’histoire des histoires ", la critique de l’histoire par les historiens. De la trame des événements et des écrits, retracée en huit chapitres, se détachent des études monographiques consacrées à Jean de Léry, Urbain Chauveton, René de Laudonnière, Jacques Le Moyne de Morgues, Richard Hakluyt, ainsi qu’à l’œuvre américaine de Montaigne et du cosmographe André Thevet.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.