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Don Quichotte à Versailles. L'Imaginaire médiéval du Grand Siècle (Marine Roussillon)

Marine Roussillon, Don Quichotte à Versailles. L'Imaginaire médiéval du Grand Siècle, Paris, Champ Vallon, 2022.

Bien avant Tolkien et les romantiques, le siècle de Louis XIV s’inventait déjà un Moyen Âge de fantaisie. À la cour, les nobles jouent aux chevaliers et combattent des géants. Dans les romans, à l’opéra, dans les contes, on croise Clovis et Charlemagne, des fées et des troubadours. Si l’on connaît bien les usages de la mythologie dans la représentation du pouvoir de Louis XIV, cet imaginaire médiéval reste quant à lui peu exploré. Temps des origines – du christianisme, de la nation et de la monarchie –, le Moyen Âge est un important lieu de pouvoir au XVIIe siècle : on y cherche les preuves de l’ancienneté d’une famille, on y légitime les prétentions d’une couronne. Le passé médiéval est aussi un objet de plaisirs : ravissements coupables de lecteurs – et surtout de lectrices – métamorphosés en nouveaux Don Quichotte, fêtes galantes, divertissements de l’opéra… En unissant plaisirs et puissance, l’imaginaire médiéval du Grand Siècle interroge les pouvoirs des récits et des spectacles au siècle de Louis XIV. Et bien au-delà, jusqu’à notre présent.

Marine Roussillon est maîtresse de conférences en littérature française à l’Université d’Artois. Ses recherches actuelles portent sur l’écriture des fêtes de cour, des spectacles et des divertissements.

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Osez (re)lire Molière. 25 extraits pour se tordre de rire (Claude Bourqui, Marc Escola)

Claude Bourqui, Marc Escola, Osez (re)lire Molière. 25 extraits pour se tordre de rire, Paris, Flammarion, 2022.

Combien de personnages, de scènes ou de répliques comiques de Molière êtes-vous capables de citer ?

Le dramaturge a composé une trentaine de comédies ; quatre cents ans plus tard, la magie continue d’opérer : nous rions en les lisant. À travers cette anthologie, savourez le best of de l’humoriste !

Librio (n° 1320) - Théâtre

Paru le 16/03/2022

Genre : Littérature française

128 pages - 130 x 204 mm

Poche - Format poche

EAN : 9782290261972

ISBN : 9782290261972

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Pratiques & formes littéraires 16-18, Cahiers du Gadges n°18, 2021 (dir. M. Bombart)

Pratiques & formes littéraires 16-18, Cahiers du Gadges n°18, 2021 : "Recueils factices. De la pratique de collection à la catégorie bibliographique" (M. Bombart, dir.)

Lyon, IHRIM, 2021

DOI: 10.35562/pfl.403

Numéro : 18

Prolongeant les travaux du séminaire sur les recueils menés au sein de l’IHRIM et du groupe de travail GADGES entre 2017 et 2020 (voir les deux numéros précédents de Pratiques & formes littéraires : sur le Recueil Barbin (1692) et sur Recueillir, lire, inscrire), ce numéro s’intéresse à une notion qui, bien que très couramment utilisée dans les catalogues de bibliothèque et les écrits bibliographiques pour désigner des volumes de toutes époques et de tous domaines, n’a encore donné lieu à aucune étude spécifique d’ensemble. L’expression de « recueil factice » désigne un volume relié dans lequel ont été agrégés des écrits (imprimés, mais aussi manuscrits, ou mixtes) qui n’ont pas été produits ensemble, qui ont souvent connu une circulation autonome, et n’ont pas (a priori) été pensés pour être réunis. La constitution d’un recueil factice résulte d’opérations après coup, soit de gestes d’assemblage et de reliure, réalisés par des acteurs divers et souvent mal identifiés : collectionneurs et lecteurs, bibliothécaires, libraires, éditeurs ou imprimeurs… Ces études visent à éclairer la fabrication et l’usage de ce type de volume qui représente un vecteur essentiel, même si souvent méconnu, de l’accès aux écrits du passé, en mettant en évidence ses fonctions et ses destinations, ainsi que les logiques intellectuelles et bibliographiques qui y sont à l’œuvre.

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Le Cinéma des Lumières. Diderot, Deleuze, Eisenstein (Marc Escola)

Marc Escola, Le Cinéma des Lumières. Diderot, Deleuze, Eisenstein, Sesto San Giovanni (Italie), Mimèsis, coll. "L'esprit des signes", 2022

EAN: 9788869763304

152 pages

Prix : 12 EUR

Date de publication : 07 Avril 2022

Le cinéma est l’invention des Lumières, il semble qu’on l’ait toujours su.

Mais on aura peut-être eu tort de dater sa naissance de 1895, et d’écrire Lumière au singulier. Car il n’était pas impossible de se rendre au cinéma à la  fin des années 1750 déjà, et Diderot fut l’un des premiers à installer « comme devant une toile » les spectateurs de son Fils naturel.

Il faut en croire Eisenstein : « Diderot a parlé de cinéma », et prendre le temps de méditer ce mot abyssal du réalisateur russe : le cinéma est le  fils naturel du théâtre.

 

Marc Escola est professeur de littérature à l’Université de Lausanne, où il anime le site www.fabula.org. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les rapports entre morale et  ction au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, et de plusieurs essais de théorie littéraire, dont Littérature seconde ou la Bibliothèque de Circé (2016, avec Sophie Rabau) et Le Misanthrope corrigé. Critique et création (2021).

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Sommaire

 « Et la pièce ne finit pas… »

Sortir du jeu. Sur un paradoxe du théâtre de Diderot

Interlude : Aller au cinéma dans les années 1750

Prendre le temps. Actualisation et réalisation

« Comme devant une toile… »

Indications bibliographiques

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Montaigne en quatre-vingts jours (Alain Legros)

Alain Legros, Montaigne en quatre-vingts jours, Paris, Albin Michel, 2022.

" Une belle synthèse des connaissances disponibles sur l'écrivain." Le Monde

Quatre-vingts escales au pays de Montaigne, qu’Alain Legros a passionnément et patiemment exploré durant trente années de compagnonnage avec l’auteur des Essais. Bien que né voilà près de cinq siècles, Montaigne nous parle encore, il nous fait du bien, nous aimons sa compagnie.

Le voyage auquel invite le titre enjoué de ce livre, chaque lecteur ou lectrice le construira à sa guise, en sautant d’un lieu à l’autre au gré de ses caprices, de ses curiosités.

On ne fait pas le tour de Montaigne. Tout au plus peut-on, comme ici, dans des textes courts, donc lisibles d’une traite – à raison d’un par jour ? comme on lit un article de journal, une fiche de cuisine, une notice de catalogue… –, exposer à un large public les considérations fragmentaires et les découvertes originales d’un chercheur soucieux d’exactitude et de vérité, qui s’est rêvé aussi auteur, en quête de partenaire avec qui jouer à la paume sur le terrain des mots : « La parole, dit Montaigne, est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l’écoute. » La balle est maintenant dans votre camp.

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Reimagining the Ballet des Porcelaines (M. Martin)

Reimagining the Ballet des Porcelaines. A Tale of Magic, Desire, and Exotic Entanglement,
M. Martin (ed.), Turnhout, Brepols, 2022.

ISBN: 978-1-912554-81-2

In 1739 at a château outside of Paris, a group of artists and aristocrats staged a ballet pantomime known as the Ballet des Porcelaines and sometimes also as The Teapot Prince.

In September 1739 at the château de Morville near Paris, a group of elite amateur artists staged a ballet pantomime known as the “Ballet des Porcelaines,” and sometimes also as “The Teapot Prince.” Written by the comte de Caylus, with music by Grandval, it tells the story of a prince who searches for his beloved on a faraway island ruled by an evil magician. The magician has turned the island’s inhabitants into porcelain, an event the audience witnesses in the form of a male and female singer who spin around on stage until they transform into vases. Aside from the libretto and the score, nothing survives of the Ballet des Porcelaines. The costumes and choreography are unknown. Although it inspired later famous ballets featuring sleeping beauties and porcelain princesses, it seems to have been staged only twice: first in 1739 and again two years later on the grounds of the estate, next to a lake encircled by vases and an illuminated arch suggesting a nighttime performance. The château’s owner served as France’s foreign minister and promoted trade with Asia. We can assume some kind of chinoiserie imagery and context for the ballet, which can be interpreted both as a standard fairy tale love story and as an allegory for the intense European desire to know and steal the secrets of porcelain manufacture. The ballet is an example of the deep intertwining of visual and performing arts in eighteenth-century France, and to an enchantment with Asia embodied on stage and in life by porcelain goods. The plot’s animation of porcelain also relates to a period understanding of the permeable boundary between persons and things manifested in a variety of cultural forms. The ballet exemplifies the profound sense of magic, mystery, and desire that porcelain instilled in European viewers (who referred to it as “white gold”), an effect that is lost on many museumgoers today.

Meredith Martin is Associate Professor of Art History at New York University and the Institute of Fine Arts. Specializing in European art of the long eighteenth century, she has published widely on gender and architectural patronage as well as maritime art, mobility, and exchange in the early modern world.

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Les lettres de Monsieur Claude Clerselier (1646-1681) (éd. S. Agostini)

Les lettres de Monsieur Claude Clerselier (1646-1681), éd. S. Agostini, Turnhout, Brepols, 2022.

The volume offers an historical reconstruction of the figure of Claude Clerselier (1614-1684) and of the role he played by on the one hand publishing and translating some works of René Descartes, and on the other hand by defending the Cartesian theses on the Eucharist.

Né dans une famille de la bourgeoisie parisienne, l’avocat au Parlement de Paris Claude Clerselier fut le correspondant et l’ami de René Descartes, à la philosophie duquel il consacra toute sa vie. Adrien Baillet, biographe officiel de Descartes, rapporte que les deux hommes se rencontrèrent à Paris en 1644 et restèrent liés jusqu’à la mort du philosophe en 1650. Ce décès coïncida avec l’acquisition que fit Clerselier, par l’intermédiaire de son beau-frère Pierre-Hector Chanut, des plus «  belles richesses de sa succession  ». Dépositaire des manuscrits du philosophe, Clerselier se plaça au centre d’un réseau de relations intellectuelles, au fil de ses différents rôles : traducteur, éditeur, divulgateur et, surtout, apologiste du cartésianisme, qu’il défend lors des débats sur les questions eucharistiques de la première moitié du xviie siècle.

Le volume, dont la deuxième partie inclut une édition critique intégrale et annotée de toute la correspondance de Clerselier (au total, 145 lettres adressées à 31 destinataires), offre un vaste aperçu de l’histoire de la réception du cartésianisme au xviie siècle. En particulier, les lettres concernant les controverses sur l’Eucharistie sont capitales. Elles nous fournissent, plus que toutes les autres, de nombreuses indications non seulement sur Clerselier et sur son rapport à Descartes mais aussi sur la constitution du cartésianisme comme corps de doctrine, grâce à ce tout premier cartésien qui nous apparaît finalement, aussi et surtout, comme un interprète doté de caractéristiques particulièrement originales.

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Christophe Ballard, imprimeur-libraire en musique sous Louis XIV (Laurent Guillo)

Laurent Guillo, Christophe Ballard, imprimeur-libraire en musique sous Louis XIV. Avec un inventaire des éditions des Ballard de 1672 à 1715, Turnhout, Brepols, 2022.

Christophe Ballard, imprimeur-libraire en musique sous Louis XIV.

Dès son origine, l’Académie royale de musique va fonctionner en combinant la protection et le contrôle du pouvoir avec une gestion d’entreprise de spectacles. Jean-Baptiste Lully développe son Académie en cumulant la détention du privilège, la direction de la gestion et une bonne part de la direction artistique, tandis que l’institution impose des limitations aux autres formes de musique dramatique, tels la musique de scène à Paris ou les opéras de province.

En 1673, le privilège de « seul imprimeur du roi pour la musique » accordé depuis plusieurs générations à la famille Ballard est réattribué au jeune Christophe avec une clause formelle d’exclusivité pour la typographie musicale. La forte visibilité des créations entre Paris et Versailles et l’unicité de son atelier d’imprimerie génèrent la publication d’un répertoire très homogène mais qui exclut largement la musique composée en province. La splendeur de la musique sous le règne de Louis XIV ne doit pas cacher que les musiciens de ce temps n’ont eu que peu de facilité pour être interprétés, publiés et se faire connaître, du fait de la combinaison des privilèges de l’Académie et de Ballard.

Les contraintes réglementaires et contractuelles qui régissent cette situation sont exposées dans ce volume, qui traite de la vie et de la production de Christophe Ballard entre 1672 et 1715. Il inclut la description des 1300 éditions sorties de son atelier ainsi que celles de son frère cadet Pierre III et de son fils Jean-Baptiste Christophe (jusqu’en 1715). Il propose également une synthèse sur la concurrence française ou étrangère comme sur le commerce des copistes en musique.

Laurent Guillo est chercheur au Centre de musique baroque de Versailles ; il consacre ses travaux aux sources de la musique du XVIe au XVIIIe siècle. Ses recherches s’inscrivent dans la problématique de l’Histoire du Livre, approfondissant simultanément les composantes technique, intellectuelle et commerciale de l’acte éditorial.

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La Vertu féminine, de la cour de Sceaux à la guillotine - Gladu (Kim), Krief (Huguette), Bernier (Marc André)

La Vertu féminine, de la cour de Sceaux à la guillotine, dir.  Gladu (Kim), Krief (Huguette), Bernier (Marc André), Paris, Classiques Garnier, 2022.

L’ouvrage envisage les Lumières au prisme inédit de la vertu féminine. Il présente les figures qui incarnent leur projet d’émancipation. Sur fond de polygénèse, il montre en quoi les exempla virtutis, socles de l’imaginaire des Lumières, sont héritières de l’humanisme ou de la culture galante, entre autres.

Nombre de pages: 273

Parution: 16/03/2022

Collection: Masculin/féminin dans l’Europe moderne, n° 34

Série: xviiie siècle, n° 15

ISBN: 978-2-406-12582-2

ISSN: 2111-6970

DOI: 10.48611/isbn.978-2-406-12584-6

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Le Temps des « écriveuses » L’œuvre pionnière des épistolières au xviie siècle (Nathalie Freidel)

Nathalie Freidel, Le Temps des « écriveuses » L’œuvre pionnière des épistolières au xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2022.

L’épistolaire permet aux femmes du xviie siècle d’accéder à l’écriture et d’exercer une influence sur la scène culturelle et littéraire. Le temps des écriveuses voit s’épanouir les réseaux épistolaires féminins, dans le cadre de la famille, des relations amicales ou de l’exercice de la sociabilité.

Nombre de pages: 290

Parution: 23/03/2022

Collection: Masculin/féminin dans l’Europe moderne, n° 35

Série: xviie siècle, n° 3

ISBN: 978-2-406-12823-6

ISSN: 2111-6970

DOI: 10.48611/isbn.978-2-406-12825-0