Recent Publications

Nicolas Pasquier, Le Gentilhomme, éd. Nicole Carabin

Nicolas Pasquier, Le Gentilhomme, éd. Nicole Carabin, Paris, Classiques Garnier, (2003), 2024.

Nicolas Pasquier, juriste, philosophe et lettré, s'adresse dans ce traité à la noblesse, qu'il s'engage à former et à rendre active dans une société moderne. La présente édition analyse les sources humanistes et les lignes de force de ce discours représentatif de la littérature morale de la Régence.

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A Comparative Literary History of Modern Slavery: The Atlantic world and beyond, Volume I: Slavery, literature and the emotions

A Comparative Literary History of Modern Slavery: The Atlantic world and beyond, Volume I: Slavery, literature and the emotions, dir. Madeleine Dobie, Mads Baggegaard and Karen-Margrethe Simonsen, John Benjamins Publishing Company, 2024.

"The first volume of A Comparative Literary History of Modern Slavery explores literary representations of enslavement with a focus on the emotions. The contributors consider how the diverse emotions generated by slavery have been represented over a historical period stretching from the 16th century to the present and across regions, languages, media and genres. The seventeen chapters explore different framings of emotional life in terms of ‘sentiments’ and ‘affects’ and consider how emotions intersect with literary registers and movements such as melodrama and realism. They also examine how writers, including some formerly enslaved people, sought to activate the feelings of readers, notably in the context of abolitionism. In addition to obvious psychological responses to slavery such as fear, sorrow and anger, they explore minor-key affects such as shame, disgust and nostalgia and address the complexity of depicting love and intimacy in situations of domination. Two forthcoming volumes explore the literary history of slavery in relation to memory and to practices of authorship."

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Le tournant linguistique du XVIIIe siècle - Marc J. RATCLIFF

Marc J. RATCLIFF, Le tournant linguistique du XVIIIe siècle. Études d'histoire de la langue scientifique, Genève, Droz, 2024.

Reliant l’histoire du langage à celle des sciences à l’époque moderne, Le tournant linguistique du xviiie siècle développe un modèle de régulation communautaire de la langue savante en Occident. Par une méthode de microhistoire sérielle, on y explore les tensions entre les langages de l’histoire naturelle et de l’expérimentation, aboutissant à une guerre des langues scientifiques qui voit se confronter les tenants des « matters of fact » à ceux des « matters of language ». Une langue savante unifiée en émerge à la fin du xviiie siècle, qui permet de forger le creuset disciplinaire de l’époque contemporaine. Ce mouvement, parmi d’autres phénomènes, participe d’une vaste geste savante et sociétale de contrôle et de formalisation du langage en réaction à l’augmentation croissante de la quantité de mots, de choses et de circulations. L’ouvrage illustre la polymorphie de l’attitude consistant à se tourner vers le langage, cristallisée par le tournant linguistique du xviiie siècle et visant à expliquer l’hypothèse foucaldienne d’un changement d’épistémè à la fin des Lumières.

Table des matières.

Libertinage et philosophie à l'époque classique (xvie-xviiie siècle) 2024, n° 21

Libertinage et philosophie à l'époque classique (xvie-xviiie siècle), 2024, n° 21 : "Bayle, les droits de la conscience errante"

Directeurs d'ouvrage : Audidière (Sophie), Coqui (Guillaume), Gengoux (Nicole), Girard (Pierre), Lærke (Mogens)

Parution : 23/10/2024

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Jean Blanlo, L'Enfance chrétienne suivi de Traité de la charité (éd. Mariel Mazzocco)

Jean Blanlo, L'Enfance chrétienne suivi de Traité de la charité, éd. critique d'après les manuscrits par Mariel Mazzocco, Paris, H. Champion, 2024.

Comparé par ses contemporains aux plus fameux anachorètes du désert, Jean Blanlo (1617-1657), philosophe, théologien, le seul auteur de l’école française n’étant pas un prêtre, est aujourd’hui quasiment un inconnu.

Malgré sa profonde érudition, ce disciple de Jean-Jacques Olier n’a rien publié de son vivant. Célébrée comme une véritable « science spirituelle », L’Enfance chrétienne est son seul ouvrage à avoir franchi le seuil de la publication, en 1665. C’est d’après cette version que la présente édition critique a été établie.

Au moment des querelles sur le langage mystique, les autres écrits de Blanlo tombent rapidement dans l’oubli. Si plusieurs traités semblent avoir disparu à tout jamais, deux exemplaires manuscrits du XVIIe siècle de son Traité de la charité ont cependant survécu jusqu’à nos jours. Ni texte d’exégèse ni ouvrage mystique, ce traité se présente plutôt comme un commentaire spirituel structuré autour de plusieurs variations sur un même thème : le pur amour. Mariel Mazzocco livre ici la première édition critique de cet ouvrage inédit dont elle retrace l’histoire passionnante.

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Correspondance générale de La Beaumelle (1726-1773). Tome XVIII, août 1772 - décembre 1778, éditée par Hubert Bost, Claude Lauriol et Hubert Angliviel de La Beaumelle

Correspondance générale de La Beaumelle (1726-1773). Tome XVIII, août 1772 - décembre 1778, éditée par Hubert Bost, Claude Lauriol et Hubert Angliviel de La Beaumelle, Avec Pauline Haour, Claudette Fortuny et François Pugnière. (dernier tome)

La Beaumelle est de retour à Paris le 25 mars 1773. Sa santé se dégrade dès le mois de juillet, il meurt le 17 novembre, âgé de 47 ans, et son beau-frère Gaubert Lavaysse le fait enterrer dans le cimetière concédé aux protestants. « Vraiment non seulement il était huguenot, mais il était prédicant, le traître ! », s’exclame Voltaire, qui joint un article XI intitulé « Calomnies contre Louis XIV », simple reprise de son Mémoire présenté au ministère de 1767, à ses Fragments sur l’histoire générale, qu’il voulait publier en annexe à ses Fragments sur l’Inde. On trouve dans ce dernier volume qui se prolonge jusqu’en 1778 les inventaires après décès de ses bibliothèques de Mazères et de Paris. Les efforts de sa veuve pour réunir son héritage et veiller à l’avenir de ses deux jeunes enfants fournissent de nombreux renseignements sur les œuvres de son mari et leur publication, sur le sort de ses manuscrits, sur ses appointements comme homme de lettres attaché à la Bibliothèque du roi et sur l’édition par Fréron de son Commentaire sur La Henriade.

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La scène sonore du Palais-Royal (1660-1674) (Coralie FENIN)

Coralie FENIN, La scène sonore du Palais-Royal (1660-1674), Genève, Droz, 2024.

Le théâtre du Palais-Royal des années 1660 ancre dans la mémoire collective des figures archétypales et des pratiques promises à une prodigieuse renommée. Domenico Biancolelli, le plus célèbre des Arlequin, ou Tiberio Fiorilli, le talentueux Scaramouche, se produisent sur ses planches tandis que Molière, parangon des auteurs classiques, y crée des chefs-d’œuvre qui attirent la Ville et la Cour. Dans ce lieu unique, le spectacle est littéralement inouï : les comédiens jouent en français ou en italien des pièces mêlées de musique, ils se spécialisent dans le jeu des pleurs ou dans celui des rires, ils expérimentent une diction nouvelle, ils chantent. Dans une perspective pluridisciplinaire, inspirée de l’histoire des sensibilités, cet ouvrage étudie l’acoustique de la salle du Palais-Royal, les sons de la scène et la voix du public afin de reconstituer l’éphémère et fugitive ambiance sonore d’une séance théâtrale de la seconde moitié du XVIIe siècle. Il montre comment le texte théâtral programme son écoute, il explore la rhétorique mobilisée par les spectateurs pour rendre compte de leur expérience auditive et exhume des jeux de scène insoupçonnés. De l’oubli surgissent alors des voix que l’on croyait à jamais éteintes.

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Juvenilia. Poétique et rhétorique de l'œuvre de jeunesse (XVIe-XVIIIe siècle) (dir. Déborah Knop, Florence Lotterie et Jean Vignes)

Juvenilia. Poétique et rhétorique de l'œuvre de jeunesse (XVIe-XVIIIe siècle), sous la direction de Déborah Knop, Florence Lotterie et Jean Vignes, Paris, H. Champion, 2024

Tantôt avec un brin de condescendance, tantôt avec la fascination qu’inspire la précocité du « génie », les œuvres de jeunesse, qu’elles soient recueillies par les auteurs eux-mêmes ou par leurs proches, suscitent depuis le XVIe siècle une curiosité jamais démentie. À travers une série d’études de cas, qui s’échelonnent de la Renaissance aux Lumières (d’Érasme à Germaine de Staël), on envisage ici l’essor de la notion et les valeurs qui s’y attachent, en privilégiant des interrogations d’ordre rhétorique, poétique et anthropologique : la fabrique de l’éthos juvénile (les représentations de la jeunesse que construisent ou véhiculent les textes), les questions de choix génériques (y a-t-il un discours relatif à des genres juvéniles, plus particulièrement voués ou propices à l’éclosion de jeunes talents ?), le regard rétrospectif porté par la maturité sur la jeunesse – tous gestes qui contribuent aussi à produire des catégories d’histoire littéraire.

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L'Académie royale de peinture et de sculpture (1648-1793). La naissance de l'École française ( Christian MICHEL)

Christian MICHEL, L'Académie royale de peinture et de sculpture (1648-1793). La naissance de l'École française, Genève, Droz, 2024.

L’Académie royale de Peinture et de Sculpture a régi les arts en France pendant un siècle et demi. Or l’institution demeure largement méconnue et continue d’être présentée aujourd’hui encore en fonction des discours, élogieux ou critiques, qui ont été portés sur elle, tant durant son existence que depuis sa suppression. Christian Michel fait son histoire et en retrace l’évolution à l’aune des rapports de pouvoir et des querelles de goût qui agitèrent la société française entre 1648 et 1793. Une histoire de l’Académie permet en effet d’apprécier la définition de l’art qu’elle mit en œuvre sous l’Ancien Régime. Sont successivement étudiés les conditions de sélection de ses membres, la façon dont elle construisit sa réflexion sur l’art et comment elle enseigna celui-ci, la fonction des Salons, l’élaboration des critères de fabrication pour qu’une pièce, d’objet manufacturé, pût être élevée au statut d’œuvre d’art, les effets économiques et sociaux qu’eut, pour les artistes, l’appartenance au corps et, enfin, la place que l’Académie tint dans le système des arts en France et en Europe. Si l’histoire sociale et politique est interrogée par ce livre, son principal enjeu relève de l’histoire de l’art : il entend montrer comment la production artistique a été marquée par l’Académie.

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Dieu dramaturge. Bible et tragédie de Buchanan à Racine ( Tristan ALONGE)

Tristan ALONGE, Dieu dramaturge. Bible et tragédie de Buchanan à Racine, Genève, Droz, 2024.

Un paradoxe étonnant caractérise les débuts du théâtre français : alors même que la Bible constitue l’une, sinon la principale source du théâtre sérieux aux XVIe et XVIIe siècles, rares sont les dramaturges bibliques qui sont parvenus à s’assurer quelques lignes dans les manuels de littérature (La Taille, Garnier, Montchrestien, Du Ryer et Racine). L’explication de ce décalage a été donnée depuis longtemps : tragédie et Bible ne seraient tout simplement pas compatibles en raison d’une différence théologique incontournable, la première se fondant sur la confrontation entre l’homme et un destin incompréhensible, la seconde reposant sur une alliance nouée entre la créature et le Créateur, Dieu de justice et de miséricorde. Prenant résolument le parti de la Littérature et non celui de l’Histoire, de l’interprétation dramaturgique des textes et non de leur contextualisation, le présent ouvrage se propose de redécouvrir cet ensemble disparate de fragments oubliés de l’histoire théâtrale, à la recherche d’une tragédie véritablement biblique et des preuves qu’une rencontre, sous une forme ou sous une autre, a bien eu lieu dans l’atelier de travail de certains dramaturges, démentant ainsi toute prétendue incompatibilité entre Bible et tragédie.

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